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    Le gaz est-il la vraie raison de la guerre en Syrie ?

     
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    Auteur Message
    Antoine Beretto
    Paladin

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    Inscrit le: 12 Mai 2009
    Messages: 624
    Localisation: Quelque part en Basse-Guyenne

    MessagePosté le: 17/11/2015 02:13:23    Sujet du message: Le gaz est-il la vraie raison de la guerre en Syrie ? Répondre en citant

    Le contrôle et l'exploitation des ressources énergétiques sont la cause de la majorité des conflits, mais les Etats le cachent à leur population car il est plus facile de légitimer des guerres auprès des peuples pour des raisons plus morales sinon qui accepterait de voir mourir les siens pour des puits de pétrole ou des gazoducs ?
    Ainsi, comme une des causes de la première guerre mondiale, qui connait l'histoire du Bagdad Bahn qui était cette construction allemande d'une voie ferrée qui allait relier Berlin à Bagdad et permettre aux Allemands de prendre le contrôle des riches ressources du Moyen-Orient ? Un projet tellement majeur pour les Allemands qu'ils continuèrent cette construction pendant qu'ils combattaient en parallèle dans cette terrible boucherie de guerre de tranchées.

    Pour ce qui est de la guerre en Irak, il n'est plus un mystère que les Américains avaient plus à faire des ressources pétrolifères de ce pays que de la destitution de Saddam Hussein pour la démocratie.

    La Syrie n'échappe pas à cette règle.



    Citation:
    Les pays du Golfe (dont le Qatar et son projet de méga-gazoduc) voulaient faire transiter leurs fabuleuses ressources en hydrocarbures vers l'Europe, le tout sous contrôle américain, ce qui aurait eu pour effet de marginaliser considérablement la Russie. Passer par l'Irak saddamique puis chiite étant impossible, la seule voie pour les pipelines du Golfe était la Syrie, pays à majorité sunnite qui ne ferait aucune difficulté une fois Bachar renversé.


    source :
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com



    Citation:
    De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie. C’est à partir de fuites émanant d’un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d’un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d’un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l’Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l’équation du commerce gazier mondial.

    Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie.

    Le but principal de ce projet est d’acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l’Europe, avec un triple objectif. Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe. Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien. Le troisième : donner à Israël une chance d’exporter son gaz vers l’Europe par voie terrestre et au moindre coût.

    Pourquoi Homs ?

    Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l’itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d’alternative pour rejoindre l’Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d’un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.

    Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d’acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l’ambition de s’impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l’équation du commerce gazier mondial. À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l’éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d’une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l’exportation du gaz qatari et israélien vers l’Europe.

    Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c’est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l’opposition inféodée aux trois parties. En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l’activisme armé et l’objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.

    Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu’man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l’opposition armée cherche effectivement à contrôler.


    source :
    http://www.mondialisation.ca/syrie-le-trajet-des-gazoducs-qataris-decident-…

    Citation:
    La crise syrienne se nourrit de plusieurs guerres : une guerre civile, un conflit régional entre mondes perse et arabe, entre sunnites et chiites, un face-à-face entre États-Unis et Russie aux allures de guerre froide. Mais aussi une bataille énergétique autour du gaz. Décryptage.
    Un possible hub énergétique…

    La Syrie se trouve au cœur des intérêts de deux États : le Qatar et l’Iran, la grande puissance régionale. Les deux voisins partagent le plus grand champ gazier du monde : soit 9 700 km2 dans le golfe Persique, qui court de part et d’autre de la limite des eaux territoriales des deux pays. C’est le North Dome, du côté qatari, et le South Pars, du côté iranien. Une manne considérable : le site abriterait environ 51 000 milliards de m3 de gaz. La copropriété se passe mal : le Qatar, qui n’est pas soumis aux sanctions internationales comme l’Iran, pompe davantage dans la réserve que son grand voisin. De son côté, la République islamique menace régulièrement de fermer le détroit d'Ormuz par lequel passent les méthaniers qataris. Inacceptable pour Doha, qui a bâti sa puissance économique sur les exportations de gaz. Pour contourner l’obstacle, les Qataris se sont donc mis à chercher de nouvelles voies de transit. En 2009, Doha avait imaginé un gazoduc terrestre allant du golfe Persique jusqu’à la Turquie. Le pipeline serait passé par l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie.
    … enjeu d’une bataille entre géants gaziers

    C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles le Qatar décide alors de se rapprocher de Damas. Les deux États n’ont pas toujours été en bons termes, loin de là. Qu’importe, en février 2010, l’émirat signe un pacte de défense avec la Syrie. L’entente ne dure pas : Bachar el-Assad finit par dire non au pipeline qatari. « Damas s’est sans doute souvenu de son allié russe, dont les intérêts économiques auraient été menacés, explique Roland Lombardi, doctorant à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam). D’autant que Gazprom, le géant gazier russe, s’est positionné pour devenir le principal exploitant des réserves de gaz et de pétrole sur le point d’être découvertes au large de la Syrie. » Et en 2011, Assad signe pour la construction d’un pipeline avec l’Iran et l’Irak : l’Islamic Gas Pipeline, qui sera relié au South Stream, le gazoduc russe.

    « On comprend mieux l’intérêt du Qatar à un changement de régime à Damas, affirme ainsi David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Insitut français d’analyse stratégique (Ifas). Il est évident que si le régime de Bachar el-Assad tombe et qu’il est remplacé par un gouvernement de Frères musulmans, ce dernier sera sensible aux demandes de ceux qui les ont aidés à accéder au pouvoir. » Des enjeux qui peuvent expliquer en partie le soutien étonnamment massif offert par le Qatar à la rébellion syrienne. Selon le Financial Times, l’émirat a dépensé 3 milliards de dollars pour financer l’armement des rebelles. Un montant qui dépasse de loin les aides des pays occidentaux – fin novembre 2012, Paris a donné 1,2 million d’euros à la nouvelle coalition formée par l’opposition syrienne. « Mais, ces dernières semaines, avec l’avancée des troupes syriennes, il est évident que seule une intervention occidentale pourrait aider l’opposition syrienne, et donc le Qatar, à arriver à ses fins », poursuit Roland Lombardi.
    … dont les européens risquent d’être les grands perdants

    Les pays européens ont beaucoup à perdre dans ce dossier. Ainsi, le projet de gazoduc qatari devait être raccordé à Nabucco, un projet de pipeline européen dont l’objectif est d’alléger la dépendance des pays européens au gaz russe. Un enjeu essentiel, surtout depuis la crise du gaz en Ukraine. En 2009, à la suite d’un différend sur le prix du gaz, la Russie avait ainsi stoppé ses exportations à l’Ukraine, provoquant, par un effet domino, des pénuries notamment en Hongrie, en Grèce et en Bulgarie. L’issue de la crise syrienne devrait donc déterminer également en partie le degré de soumission des pays européens à la Russie.


    source :
    http://www.lavie.fr/actualite/monde/la-syrie-otage-d-une-bataille-pour-l-en…
    _________________
    En cinq ans pas un mouvement d'humeur, pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre, pis d'un seul coup CRACK la fausse note, la mouche dans le lait
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    MessagePosté le: 17/11/2015 02:13:23    Sujet du message: Publicité

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