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    Barjot chez les Barbus

     
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    Auteur Message
    Boileau419
    Chevalier

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    Inscrit le: 03 Nov 2008
    Messages: 161
    Localisation: Pékin

    MessagePosté le: 08/04/2013 06:01:13    Sujet du message: Barjot chez les Barbus Répondre en citant

    Pleurer ensemble, oui ; sombrer dans l'idiotie ensemble, non ! *


    La presse de la vraie droite en a furieusement bruissé : Frigide Barjot, l’égérie bruyamment homophile de l'opposition au mariage des gais, courtise désormais ouvertement, et en des termes ahurissants ("Vous êtes notre espérance"), la religion "de paix et d'amour" qui voue à l’opprobre et à la peine de mort les adeptes de l'amour grec. Oublieuse des exécutions pour sodomie et des persécutions anti-chrétiennes en terre d'islam, la très médiatique « catho branchée », qui n'a certes pas oublié d'approuver le port du voile pour faire bonne mesure (« Ces femmes qui sont voilées aujourd’hui, c’est leur choix. »), parachève son itinéraire bigarré en versant dans la déraison et la trahison des élites mondialistes qui travaillent au lugubre mariage de la société arc-en-ciel et de la charia : imaginons un paradis terrestre de la bonne chair où, dans une ambiance de consommation débridée de nuit de ramadan, les « homos » des uns s’amuseront à l’ombre des harems et des mosquées des autres. « Les marchands sont le sel de la terre » aurait déclaré leur prophète...

    Les propos tenus en pleines vacances de Pâques par Frigide Barjot à la rencontre annuelle des musulmans de France ne surprendront cependant que les naïfs : outre les considérations de nombre --toujours irrésistibles en démocratie-- et l'attrait des barbes pour les êtres en manque cruel de virilité, la pitoyable base théorique du combat contre la dénaturation du mariage devait mener inéluctablement à un rapprochement du mouvement de la « manifestation pour tous » avec la foi de Mahomet. Autrement dit, quand on va chaparder ses arguments sous la kippa de Gilles Bernheim, grand rabbin de France (et grand menteur devant l'Eternel comme l’a révélé la double affaire de sa fausse agrégation en philosophie et de ses honteux plagiats), il n'est pas étonnant que l'on finisse par épouiller servilement le collier grisonnant d'Ahmed Jaballah, président de l’union des organisations musulmanes de France.

    L'anthropologie de Gilles Bernheim, louée à qui mieux mieux par les catholiques (y compris l'ex-pape Benoît XVI) et recopiée sans vergogne dans un ouvrage sur le gender signé par le père Joseph-Marie Verlinde, s’apparente en effet étroitement à celle des musulmans. Il s’agit d’expliquer la nature fondamentale de l'homme en réalisant le tour de force spirituel qui consiste à n’observer que son corps. Comme la technicienne de surface sonde les dessous de tapis, on ira jusqu’à lever la feuille de figuier des ancêtres pour trouver la clé de l’énigme. Ayant bien ouvert les yeux de la chair, selon une méthode que ne désavouerait aucun homme de science dans son principe, on décrète alors que l’humanité est--et restera--divisée en fragments déterminés irrévocablement et radicalement par leur sexe biologique. Voulu fini et interdépendant par la nature (la divinité ?), l’homme** nécessairement habité par le désir n’a plus qu’à chercher la seule plénitude et la seule éternité qui lui soit offerte : la chaleur du lit conjugal et le pullulement de ses nouveaux corps qui en jaillit. "Copulez et vous irez bien" répond au "Croissez et multipliez-vous".

    Relisez attentivement l'essai de Candide Plagiot et vous verrez que son exégèse ne cache rien autre que cette royale nudité. On croit respirer une pensée traditionnelle alors qu’il ne s’agit que d’un ramassis d’idées qui puent l’air du temps, exprimées par le énième rebelle institutionnel du moment (l'altérité comme source d'émerveillement, cela ne vous rappelle rien?***). Cette resucée du freudisme rejoint non seulement la pensée musulmane mais satisfait aussi, au détail près qu'elle exclut l'attirance pour le même sexe, l’idéal de médiocrité de la modernité. Remarquons au passage qu'elle n'exclut cependant pas la polygamie : il se conçoit en effet aisément que certains fragments mâles, souffrant plus que d'autres de leur finitude irrévocable, ne puissent se contenter d'un seul fragment complémentaire de signe opposé. Souvenons-nous que la polygamie se pratiquait d'ailleurs sans aucun remords de conscience chez les patriarches et les rois d'Israël.

    Cette vue idyllique et rédemptrice de la sexualité (le sexe comme salut et comme reflet de l'image divine****--on croit rêver) s'assimile d'autant plus facilement à la lecture de l'essai Bernheim-Verlinde que l'argument biblique s'arrête précisément au dialogue fatal entre le Tentateur et Eve--pour nous dire que le péché (hapax legomenon du texte !), c'est de vouloir, horresco referens, nier "la limite et la différence"(traduisez : homme fais-toi tout petit, aussi petit que tes gonades; et, politiquement, toi, France, renonce à tes ambitions et surtout installe-toi dans le communautarisme). Sérieusement, comment peut-on prétendre élaborer une anthropologie biblique sans parler du péché et de ses conséquences ? Pourtant, cette omission énorme s'explique aisément: tenez compte du péché, et la sexualité apparaît alors comme l'ont vue les chrétiens des premiers siècles : la conséquence de la mort, elle-même sanction de la transgression primordiale. Souvenons-nous qu'Adam et Eve ne se sont "connus" qu'après avoir été chassés du jardin de l'Eden. Si l'on prend la mesure de ce détail, on entre dans le christianisme ; si on passe outre, on reste juif ou musulman.

    Il existe une anthropologie chrétienne authentique qui est ternaire et qui voit l'être humain non un fragment sexué mais comme une monade récapitulant le tout à l'image des hypostases trinitaires : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu (Saint Irénée de Lyon)". Toutefois, comme l'a écrit Michel Fromaget dans ses ouvrages sur la question, le sens du triptyque corps-âme-esprit est perdu en Occident depuis au moins le terrible XIVe siècle. Rien n'indique qu'aucun des participants chrétiens au débat sur le mariage homosexuel en ait la moindre conscience. D'où la glissade précipitée dans la voie large des pensées étrangères à l'Evangile : juive d'abord, musulmane ensuite, matérialiste toujours. Ce glissement était d'autant plus facile, attirant même, que la modernité, dont tous les intervenants à la discussion sont pétris qu'ils le veuillent ou pas, s'accorde profondément avec ces doctrines de "la chair et du sang" que sont le judaïsme et l'islam. Hypertrophie technicienne et sous-développement spirituel peuvent parfaitement aller ensemble, on peut même penser qu'ils s'appellent.

    La tentation du légalisme, qu'il soit juif ou musulman, est compréhensible. Présente dès les débuts du christianisme, elle dit toute la difficulté d'une religion vraiment évoluée qui, libre de la "lettre" qui tue, demande l'exercice de la liberté dans la charité (ou de la charité dans la liberté). Liberté et loi ont beau commencer par la même lettre, ils sont antinomiques. La liberté est de l'Esprit; la loi de la chair, cest-à-dire du cerveau et du coeur humains ordinaires. Rien n'est plus étranger au christianisme que la loi et les généralisations qu'elle implique, car l'Esprit ne connaît que les cas individuels. Ainsi, quand on demande à Jésus "Qui est le prochain ?", loin de répondre par une formule abstraite comme "tous les hommes", il raconte une histoire concrète. C'est pourquoi le christianisme ne peut répondre facilement à des questions générales comme "Peut-on marier les homosexuels?". Le christianisme exige des êtres humains des intuitions morales uniques. Cela pourrait donner à la longue une jurisprudence, une coutume comme au Royaume-Uni, mais certainement pas un code napoléonien. Faute d'être chrétiens et donc réellement libres, nous risquons de voir la société revenir à une organisation archaïque faite de rouages humains soumis à la mécanique de la loi, que ce soit la loi du marché ou la loi de Mahomet.

    L'anthropologie chrétienne n'est cependant pas la seule victime de ce débat mal pensé. Une autre catastrophe se cache dans l'argumentaire des opposants à l'union des personnes de même sexe : j'ai parlé de la destruction de l'autorité parentale, dissimulée derrière la revendication du bonheur de l'enfant et de son autonomie.

    L'Ecclésiaste le clame : "Malheur à la cité dont le prince est un enfant!" Privés du droit de poser le débat dans les termes adéquats en raison notamment de la loi sur l'homophobie, de leur adhésion plus ou moins consciente aux idéaux de la modernité et de leur ignorance religieuse et philosophique abyssale, les opposants à la future loi, en bons modernes, n'ont rien trouvé de mieux que de jouer sur la fibre de l'émotion en mettant en avant l'enfant et son prétendu droit au bonheur. Leur compassion n'est cependant pas crédible puisqu'ils ne réclamen pas en même temps l'abolition du divorce, cause avérée de la souffrance d'innombrables enfants--et cause infiniment plus importante du déclin de la famille que le mariage de 0,003 pour cent d'homosexuels.

    On affirme à grands cris et avec des airs d'autorité morale supérieure que l'on défend le "mariage de toujours", mais dans la réalité on escamote son indissolubilité : restons modernes ! Quelle belle incohérence, quelle énorme hypocrisie qui en dit long sur les compromissions du mouvement anti-mariage pour tous ! On s'apitoie sur les traumatismes qui seraient causés aux enfants par les couples homosexuels mais on refuse de tirer les conclusions logiques des ravages du divorce pour ces mêmes enfants. Faut-il s'étonner que le camp adverse ne soit nullement impressionné ?

    On invoque à ce propos une enquête américaine prétendument scientifique selon laquelle les enfants ayant grandi dans des couples homosexuels seraient moins "heureux" que les autres. La science statistique mesurerait le bonheur ? On pourrait isoler comme cause principale du mal-être d'un enfant l'orientation sexuelle de ses parents, à l'exclusion des faiblesses personnelles des uns et des autres et de l'influence hostile du milieu ? Tout cela est tellement ridicule et enfantin, tellement scientolâtre qu'il est inutile de s'y attarder. Il est aberrant et honteux aussi que les adeptes d'un sauveau crucifié et souffrant, apparemment plus inspirés par la Déclaration d'indépendance américaine que par les Evangiles, revendiquent un droit au bonheur. Un chrétien, s'il doit réclamer quelque chose de la cité, ne devrait-il pas réclamer plutôt pour lui et pour ses enfants éventuels la possibilité de mener une vie où puissent s'épanouir la foi, l'espérance et la charité ? Qu'y a-t-il de commun entre la vie dans le Christ et le bonheur pour tous ?

    Considérons maintenant les conséquences de l'argument du droit au bonheur des enfants : une fois que cette idée grotesque aura acquis un empire irrésistible sur les esprits à force de discours et de manifestations "papa, maman et bébé tous contents', comment va-t-on éviter que celle-ci ne reçoive une consécration légale sous la forme d'une loi accordant à l'enfant le droit au bonheur parfait ? Cette loi aura bien sûr pour corollaire de rendre criminel quiconque s'oppose à la volonté de plaisir des enfants : parents, professeurs, tout adulte ayant une autorité, sera en danger et passible de poursuites. Parents et maîtres contrariants se verront promptement retirer leurs responsabilités éducatives ; les enfants vivront entre eux, sous l'oeil du Grand Frère et de sa manne d'objets gratifiants...

    Ajoutons à cela un autre argument malvenu que l'on entend répéter ad nauseam à l'occasion du débat sur la gestation pour autrui, à savoir que l'enfant n'est ni un objet ni une marchandise. Certes, mais l'enfant n'est pas pour autant à placer sur le même pied que l'adulte ! L'enfant est dans la hiérarchie des êtres nécessairement une créature incomplète et donc soumise à ses aînés, en attente d'une plénitude de droits et de devoirs qui dépendent de sa maturation grâce à la culture et à la religion. Un nouveau-né n'est humain que biologiquement, corporellement. Pour devenir pleinement humain, il faudra qu'il développe son psychisme et son esprit, ce qui est l'oeuvre de la société et de l'Eglise. Malheureusement, ces distinctions élémentaires sont aujourd'hui oubliées, et pour cause: on ne voit plus que la réalité corporelle, biologique, qui fait que l'embryon, l'enfant et l'adulte deviennent une seule entité humaine abstraite. D'où les théories délirantes sur l'enfant construisant son propre savoir, la déroute et de l'éducation et de l'instruction.

    Continuons stupidement à exalter le statut de l'enfant, sous prétexte d'éviter sa marchandisation, et nous finirons par voir celui-ci doté par nos adversaires d'un statut légal en tout point égal à l'adulte La famille n'existera plus, l'autorité parentale sera anéantie, et le rêve de l'Etat totalitaire sera réalisé, qui est de balayer tous les corps intermédiaires. Tous, de l'embryon au vieillard, seront seuls face à l'Etat, dans une égalité mortifère.

    A ce stade il est intéressant de signaler, après la corruption hédoniste du discours de ceux qui prétendent pompeusement défendre la dignité de l'être humain, une autre corruption, celle-ci d'inspiration judéo-chrétienne. Elle apparaît dans l'accusationt qu'ils jettent à la figure des parents (hétérosexuels ou homosexuels) qui ont recours à des moyens scientifiques nouveaux ou à des procédés inédits comme la gestation pour autrui, procédé que je propose d'appeler, pour contenter ces nouveaux pharisiens, "la solution Agar", du nom de la servante égyptienne engrossée par Abraham faute d'avoir à l'époque une épouse légale féconde : leurs efforts, leur volonté (qui s'apparente à un acharnement) ferait de l'enfant une "chose".

    Ainsi, pour ces belles consciences, un enfant dont on prépare la naissance, qui coûte des mois de démarches médicales et administratives, et une fortune de surcroît avant même que d'être né, serait rabaissé, réduit à l'infra-humain, alors qu'un enfant conçu par pur accident lors d'une nuit de copulation avinée, le fruit d'une impulsion aveugle, sans aucune pensée d'avenir, sans aucun amour peut-être, serait, lui, un véritable être humain. A croire, que dans ces cas, hélas trop fréquents, la conception dût être imputée à la volonté divine : la gloire du dieu des procréations s'accroîtrait en proportion de l'inconscience des hommes !

    Une telle pensée peut être conforme à un récit biblique qui refuse d'emblée à l'homme la connaissance et lui demande d'obéir à un ordre absurde, mais la vérité, c'est qu'elle rabaisse honteusement l'homme. Et il ne faut pas s'étonner si cet obscurantisme sémitique révolte le génie occidental, qui, comme l'ont très bien vu Dominique Venner ou Alain de Benoist, pour ne citer qu'eux, est un esprit de liberté et de lumière par la connaissance : la Grèce d'Aristote et des mythes d'Hercule et de Prométhée. Quand on fait l'apologie de la soumission (islam) aux nécessités biologiques, sous couvert de défendre une nature voulue par Dieu (mais que, dans d'autres situations, on considère comme un peu moins que diabolique), on ne doit pas s'étonner de susciter des Jaurès et des Peillon.

    Si la greffe chrétienne a pu prendre en Europe et donner un nouveau visage à son identité européenne, c'est précisément parce les fondateurs, à commencer par Paul de Tarse, ont su dépouiller la nouvelle religion de ses éléments toraniques et y incorporer la philosophie grecque, notamment la sagesse platonicienne. Cette infusion de la pensée de l'Académie dans le christianisme a encore donné de beaux fruits de civilisation sous la Renaissance, jusqu'à ce que surviennent Luther et Calvin, qui ont ramené le christianisme vers le judaïsme. Dès lors, le génie européen a commencé à rejeter le christianisme comme un corps étranger et à donner naissance à la pensée révolutionnaire, qui est une caricature du génie européen. aujourd'hui, ceux qui veulent définitivement judaïser le Christ, apportent évidemment de l'eau au moulin de la destruction de notre identité. C'est d'Athènes, aujourd'hui si malmenée par le mondialisme, que peut venir le renouveau, mais pas de Jérusalem. Spirituellement, nous n'avons pas à être des sémites.

    * Déclaration de l'intellectuelle américaine Suzanne Sonntag à propos des réactions aux attentats du 11 septembre
    ** L'emploi du mot "homme" au sens générique n'est en réalité pas de mise dans la théorie Bernheim-Verlinde puisque celle-ci est nominaliste et ne reconnaît pas de nature humaine unique.
    *** L'Autre, selon Bernheim, serait suprêmement aimable. C'est là un thème immigrationniste bien connu : l'autre comme "chance pour la France". Soulignons-le : l'amour se fonde sur la similitude, comme le montre le commandement premier "aimer l'autre comme soi-même".
    ****On notera que le texte biblique dit que Dieu fit l'homme (singulier, il s'agit de l'Archétype) à son image mais que le "à l'image" n'est pas répété quand est décrite la différenciation sexuelle (homme et femme il les fit). Cela se comprend aisément : Dieu n'est pas sexué, comment pourrait-il donner pour attribut divin à l'homme la sexualité? Celle-ci est un accident biologique rendu nécessaire par la mort. Le Dieu de Berneim est bien singulier...
    _________________
    Pour vaincre dans le combat, il faut du courage plus que de la courtoisie.
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    MessagePosté le: 08/04/2013 06:01:13    Sujet du message: Publicité

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