Le Forum Courtois Index du Forum Le Forum Courtois
pour discuter autour de Radio Courtoisie
 
 S’enregistrerS’enregistrer 
 FAQFAQ    RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   ProfilProfil  ConnexionConnexion 
PortailBlogue Radio Courtoisie PortailSite Radio Courtoisie
  • Grille générale des programmes : Semaines A  Semaines B  Semaines C  Semaines D
  • Ecouter Radio Courtoisie Ecoutez Radio Courtoisie

    Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant

     
    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le Forum Courtois Index du Forum -> Discussions générales -> Actualité, société -> Histoire et science-politique
    Sujet précédent :: Sujet suivant  
    Auteur Message
    Alliance francaise
    Chevalier

    Hors ligne

    Inscrit le: 23 Mai 2008
    Messages: 207
    Localisation: orléans

    MessagePosté le: 17/02/2011 13:31:27    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant Répondre en citant

    Extrait du journal-militant.

    Il n'y a pas d'opposition entre libéralisme et capitalisme.



    J' entends et lis ici est là " un bon capitalisme, un mauvais capitalisme..."ou " le libéralisme non, le capitalisme maitrisé oui "...

    - Le libéralisme est une doctrine politique, formulée pour l'essentiel au XVIIIème siècle, et qui consiste à considérer que l'économique est une sphère autonome (du politique, du social), et qui prône la non-intervention de la puissance publique (en général, l'Etat) dans cette sphère ; sa traduction pratique est la libre concurrence et la loi du marché (prix fixés uniquement en fonction de la demande, jamais par l'Etat).

    - Le capitalisme est un système économique qui est à la racine de la pensée libérale et qui fut renforcé par sa mise en œuvre ; les acteurs de ce système cherchent à tirer un profit maximum de tout ce qui peut rapporter de l'argent (terres, fabriques, usines, usure, placements financiers, etc.). Les prémices remontent au XIIIème - XVème siècles,quand la bourgeoisie européenne investit le commerce à longue distance.Il se traduit par le paradigme suivant, qui a conditionné toute l'histoire politique et économique de l'Europe depuis 5 siècles : "La possession et l'accroissement des capitaux excluent toute limite et toute restriction, ainsi que l'intervention de l'Etat" ;on peut cependant parler d'un "Capitalisme d'Etat", "régime dans lequel l'Etat est possesseur des moyens de production et qui est une forme de collectivisme" (en pratique, cette pensée donne naissance au marxisme).(Citations issues du "Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines", de L.-M. Morfaux, chez Armand Colin).

    C'est donc le refus des limites (légales, spatiales, financières, etc.)qui caractérise au mieux le capitalisme. Il se traduit par une expansion indéfinie du Marché, qui remplace peu à peu toute relation humaine par une relation marchande ; dans ces conditions, ce que nous appelons"l'identité" ne peut qu'être l'objet d'une grave crise : quelle peut être l'identité collective d'hommes qui savent qu'ils sortent du même moule (conscience identitaire, plus ou moins aigüe en nous) mais qui n'ont plus aucune relation sociale, au sens anthropologique du terme ?

    - L'opposition Capitalisme/Marxisme est donc factice ; elle est pourtant le paradigme de la Modernité : enfermés dans une vision binaire, les hommes se sont battus pendant 2 siècles pour savoir si la croissance indéfinie des productions et des profits devait être contrôlée par l'Etat (marxisme) ou par des puissances privées (capitalisme).Leur principale traduction socio-culturelle, en Europe d'abord, puis ailleurs, fut la destruction des relations humaines horizontales, des communautés organiques et des anciennes hiérarchies, remplacées par des relations verticales Etat-individu (valorisées par le marxisme et le nouveau socialisme) et Marché-individu (valorisées par la pensée libérale).

    - Il existe sans aucun doute un bon socialisme, non-marxiste voireanti-marxiste, qui fut d'abord une réaction à l'incroyable déracinement et à l'aliénation provoqués par la révolution industrielle capitaliste.Sa problématique est la suivante : comment recréer du lien social entre des travailleurs que le salariat et le Marché triomphant ont isolé lesuns des autres et rendu vulnérables ?Tout d'abord, il faut s'imaginer en dehors de ce système, dans la pratique ne plus être salarier, et être indépendant du système généralisé qui créa cette condition salariale.Au XIXème siècle, ceux qui posaient cette question cherchaient à résoudre l'effroyable misère des masses et l'inacceptable exploitation subie par les ouvriers.Aujourd'hui, cette problématique doit devenir la nôtre, avec l'immense défi de résoudre non seulement l'asservissement économique, mais encore et surtout l'aliénation identitaire, qui rajoute une nouvelle soumission à l'ancienne, toutes les deux étant des conséquences du même processus, désormais à son apogée : l'expansion capitaliste.

    - On ne sauvera pas l'identité de l'Europe sans répondre à ces questions. Il ne faut pas se laisser enfermer dans l'ancienne dialectique moderniste, collectivisme/capitalisme, qui est erronée et est très loin de recouvrir tous les possibles. Il faut repenser l'économique comme un domaine soumis aux impératifs individuels et communautaires, subordonné à une vision du monde, et en tant que tel strictement soumis à l'expression de la volonté collective,c'est-à-dire à la Loi (ce qui n'a rien à voir avec du collectivisme).

    Qui peut croire encore aujourd'hui qu'en laissant les oligarques du capitalisme libres de faire ce qu'ils veulent (c'est-à-dire contrôler toute la vie, puisque désormais toute activité humaine dépend du Marché), les peuples s'en portent mieux ?
    LGaulois
    _________________
    "Quand on se bat, on peut perdre; quand on ne se bat pas on a déjà perdu ! ".
    Mon avatar : portrait du général Georges Loustaunau-Lacau
    Revenir en haut
    Publicité






    MessagePosté le: 17/02/2011 13:31:27    Sujet du message: Publicité

    PublicitéSupprimer les publicités ?
    Revenir en haut
    Alliance francaise
    Chevalier

    Hors ligne

    Inscrit le: 23 Mai 2008
    Messages: 207
    Localisation: orléans

    MessagePosté le: 23/06/2011 12:15:06    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant Répondre en citant

    Et bien je constate que ce sujet n'attire pas grand monde !

    que je ne lise pas, ou n'entende pas sur votre antenne, que les mouvements dis " politique" ne parlent pas du peuple, et ces aspirations socialistes !
    _________________
    "Quand on se bat, on peut perdre; quand on ne se bat pas on a déjà perdu ! ".
    Mon avatar : portrait du général Georges Loustaunau-Lacau
    Revenir en haut
    Paxi
    Champion courtois

    Hors ligne

    Inscrit le: 21 Oct 2007
    Messages: 2 690

    MessagePosté le: 23/06/2011 14:33:34    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant Répondre en citant

    Cher Alliance française,
    Voilà une réponse, un peu détournée, à votre réflexion :
    Citation:
    La Simonie de la démocratie
    ...Que peut une institution conçue par des hommes qui ont perdu le sens de l’être humain, et qui se soucient autant que de leur première chaussette de toute base qui pourrait leur rappeler ce sens ?
    Le comportement social de la société actuelle dirigée par les « puissants de ce monde », ou « Princes de ce monde » n’a pour seul moteur que la cupidité des individus, alors qu’il devrait y avoir le respect qu’inspire une institution sociale bien constituée. Basses convoitises et intrigues en tous genres accompagnées des forces « obscures » franc-maçonniques dérégleront la marche de la production et de la consommation des biens temporels.... http://www.fangpo1.com/ja/content/view/1543/2/

    _________________
    Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret
    qui ne doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17.
    La force des mauvais se nourrit de la lâcheté des bons. Pie X.
    Revenir en haut
    Liber
    Ecuyer

    Hors ligne

    Inscrit le: 01 Fév 2010
    Messages: 46

    MessagePosté le: 04/07/2011 17:53:17    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant Répondre en citant

    Merci pour ce sujet Alliance française, sujet oh combien intéressant et d’actualité.
    Comme vous le dites, l’opposition Capitalisme / Marxisme est factice, dans le sens où les deux pôles sont des théories qui dérivent très facilement vers des sociétés matérialistes, dans lesquelles le sens n’est plus.
    Je rajouterais également que croire en une croissance infinie dans un monde fini est un leurre. Et il y a fort à parier que quel que soit l’évolution du monde de demain, les chinois auront peu de chance de connaître le 2 voitures par foyer que nous connaissons aujourd’hui, et dont nous sommes en train de revenir pour diverses raisons.
    Mais si malgré ces considérations, nous ne sommes pas adeptes de la décroissance (car là n’est sans doute pas votre propos), alors pourquoi s’attaquer au libéralisme ?

    Je cite H. Juvin dans son livre Le renversement du monde, à propos du redressement des banques : « La preuve est faite que, au-delà d’un certain niveau, des engagements privés deviennent des engagements publics, où mettent en cause la foi publique »(…) « Et l’une de ces révélations n’est-elle pas que la privatisation généralisée équivaut à une nationalisation sans limites ? »
    Certaines personnes aux commandes des états, et les acteurs privés constituants la fameuse "super classe mondiale" de J-Y Le Gallou, sont mains dans la main pour capter les richesses produites par le reste du monde. L'argent est ainsi détourné (légalement pour son immense majorité) par un interventionnisme jamais vu auparavant (et donc non libéral).

    Le monde "capitaliste" dans lequel nous vivons n'a de libéral que le nom, nom que ces mêmes acteurs veulent nous donner (un peu comme le qualificatif d'extrême droite ?) et en se trompant de terme, nous nous trompons de combat.
    A ce propos même Alain Soral (se revendiquant clairement d’une gauche sociale) admet que nous ne sommes pas dans un monde libéral et qu’il a fait une erreur de jugement par le passé.

    Gauche / droite, libéralisme / socialisme. Il me semble que ces dichotomies telles que nous les avons connues ou entendues se désintègrent en ce moment, et je trouve que c’est une très bonne chose.
    Je crois personnellement qu’une certaine redistribution des richesses est souhaitable dans une société, à partir du moment où ce n’est pas de la redistribution « intensive ». Mais actuellement, pour faire une redistribution efficace, ce n’est pas accroitre les prélèvements sociaux obligatoires qu’il faudrait (lesquels devraient surtout être abaissés) mais plutôt faire en sorte que l’argent des français ne soit pas détourné au profit des banques.
    Rappelons que le deuxième poste du budget de l’état est l’intérêt de la dette !
    Revenir en haut
    Robin
    Membres de pleins droits du forum

    Hors ligne

    Inscrit le: 10 Juin 2012
    Messages: 3

    MessagePosté le: 10/06/2012 15:38:36    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant Répondre en citant

    Très bon sujet. A lire, l'ouvrage de P. Nemo, libéral convaincu: Les Deux Républiques Françaises, aux PUF.
    Revenir en haut
    Contenu Sponsorisé






    MessagePosté le: 19/08/2017 18:56:18    Sujet du message: Essai sur libéralisme et capitalisme. Journal-militant

    Revenir en haut
    Montrer les messages depuis:   
    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le Forum Courtois Index du Forum -> Discussions générales -> Actualité, société -> Histoire et science-politique Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
    Page 1 sur 1

     
    Sauter vers: