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    Nos monuments

     
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    Auteur Message
    Roland
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    Inscrit le: 17 Nov 2007
    Messages: 7 602
    Localisation: la Lune

    MessagePosté le: 29/11/2009 18:51:18    Sujet du message: Nos monuments Répondre en citant

    Le Salon Beige nous apprend aujourd'hui
    Citation:

    Les préfets de Sarkozy peuvent vendre nos cathédrales

    "Au détour de l’article 52 de la loi de finances 2010 se profile clairement la destruction par l’Etat sarkozyste de plus de deux siècles de protection du patrimoine national (...)

    Or, l’article 52 de la loi de finances élargit le périmètre des monuments et sites transférables, qui ne sera plus limité à une liste fixée par décret et couvrira, dès 2010, la totalité des monuments appartenant à l’Etat et à l’ensemble de ses établissements publics ; en outre, l’Etat pourra maintenant se défaire aussi des objets mobiliers classés.

    On peut, à première lecture, se dire que, si l’Etat cède son patrimoine aux collectivités territoriale, il n’ y a que moindre mal ; sauf que, la loi étant muette, rien n’interdira aux dites collectivités de pratiquer un nouveau transfert au profit d’une entreprise culturelle à visée commerciale, ou même d’un particulier.

    Enfin, il est essentiel de signaler que seul le préfet aura à se prononcer sur les cessions, le ministère de la Culture, pourtant concerné au premier chef, n’ayant pas à être consulté.

    Une partie de l’UMP s’en réjouit ouvertement et le rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat, Yann Gaillard, a ces mots qui dévoilent la logique à l’œuvre : ce processus « s’inscrit dans la droite ligne de la « désétatisation » du patrimoine monumental …préconisée dans [un] rapport de 2002 sur le patrimoine monumental. De fait, c’est à la société toute entière qu’il appartient de conserver et d’entretenir le patrimoine, l’Etat ne pouvant se prévaloir d’aucun monopole en la matière. »

    Cette distinction entre Etat et société toute entière, signe tout simplement l’arrêt de mort de la politique patrimoniale nationale".



    Cette question de transfert est symptomatique de nos démocraties moribondes et n’est pas récente. Elle est clairement apparue dès les premières lois de décentralisation en 1983 et trouve son point culminant dans l’adoption du Code du patrimoine de décembre 2004.
    Ce que certains semblent découvrir aujourd’hui ou tentent d'imputer à Sarkozy, n’est que le résultat des politiques passées de « droite » comme de gauche et longuement mûries. Le mot « droite » étant bien évidemment impropre, puisque ne relevant pas de vraies politiques de droite. Une telle loi pour de tels transferts ne se fait pas en deux ans!

    À force de vouloir tout contrôler, l’état est dans l’incapacité de gérer ce qu’elle avait décidé de prendre en charge après spoliation et en contreparties d’impôts. L’état nationalise les biens privés de l’Église en contrepartie de leur entretien et d’en laisser l’usage au culte. Dans le même temps, il augmente régulièrement et progressivement les impôts auprès des contribuables afin de trouver les financements nécessaires à l’entretien.

    Ce qui se passe avec nos monuments est de même nature que la Sécurité Sociale.
    Sous la garantie de l’état, on nous demande de payer alors que les mutuelles chrétiennes d’avant-guerre existaient et étaient en équilibre. On casse donc ce qui fonctionnait pour étatiser toujours plus la société. Au final, à force de mauvaise gestion ou de gestion très discutable, et dans l’incapacité de résoudre un problème exponentiel, on crée un second niveau d’imposition à travers des mutuelles afin de tenter de conserver un niveau comparable de couverture. Or nous voyons bien déjà que ces mutuelles ne sont plus non plus en mesure de couvrir les montants des dépenses que l’état lui transfère progressivement. Résultat, on augmente les cotisations des mutuelles tout en réduisant les remboursements : toujours plus d’impôts pour toujours moins d’efficacité.
    La faillite inévitable de tout état socialo communiste incapable de bonne gestion des dépenses et généreux sur d'autres dépenses utilisées à d’autres fins (politiques immigrationistes, CMU, avortement, planning familial, etc.)

    Pour en revenir à nos monuments, au bout d’un siècle, l’état n’est plus en mesure d’entretenir ni d’augmenter encore les impôts directs.
    Il décide donc d’en reporter la charge aux collectivités locales qui n’auront d’autres moyens à leur tour que d’augmenter les impôts. Il y aura alors fort à parier que les conseils régionaux demanderont en contrepartie le droit d’en user à leur guise. (Droit d’affectation avec ou sans baux payants, un euro symbolique pour certains et des fortes sommes pour les autres), voire de faire financer pour partie ou totalité l’entretien ou restauration par des mécénats. Mais dans tous les cas nous savons déjà que ces futurs impôts seront eux aussi insuffisants.
    Résultat, quand la majorité des gens en auront marre de payer, qui plus est, pour des bâtiments d’un culte dans lequel ils ne croient plus, il ne restera alors qu’à :
    faire reporter la charge sur les fidèles restants (mais sans en avoir la propriété)
    — modifier la destination en désaffectant les lieux et en les réaffectant en supermarchés ou mosquées…
    — démolir purement et simplement
    — entretenir ou restaurer à bas coûts sans réel comité scientifique nécessaire à la restauration des monuments historiques (les conseils régionaux étant les maîtres d’ouvrages et les employeurs des conservateurs qui constituent les comités scientifiques - voir les transferts des DRAC -, on voit déjà les collusions possibles et les dérives inévitables…)


    Toutefois et pour essayer de finir sur une note positive, si l’état fait ce qu’il veut de « ses biens », il y a cependant une rupture morale dans la loi de 1905.
    Il serait intéressant de connaître la volonté de l’Église catholique en matière de défense de son patrimoine. En effet, la loi de 1905 peut être regardée historiquement comme spoliation révolutionnaire. Rien ne diffère la loi de 1905 des nationalisations et spoliations communistes dans les pays de l’ancien bloc de l’est ou des biens des juifs dans les pays qui furent occupés par les Nazis. L’Église de France serait en mesure de porter l’affaire devant la Cour Européenne et de demander la restitution de ses biens, au même titre que n’importe quelle personne spoliée, surtout dès lors que l’état n’assume plus sa part du « contrat » de cette loi de 1905.
    _________________
    “En France, on partage les risques, pas les bénéfices !”
    RdL
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    MessagePosté le: 29/11/2009 18:51:18    Sujet du message: Publicité

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