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    Comment les riches détruisent la Planète

     
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    Auteur Message
    Paxi
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    Inscrit le: 21 Oct 2007
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    MessagePosté le: 12/06/2009 10:34:04    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Citation:
    Voici un livre qui ne sera jamais financé par Pinault et (world) Compagnie, qui ne sortira pas la veille des élections européennes sur tous les écrans européens, qui ne fera pas une ligne dans les “grands” journaux et les excellents “médias de référence”.
    Et pour cause, il parle de Vérité, un mot tabou, pire révolutionnaire dans les cercles élitistes pro-NWO.


    Citation:
    Comment les riches détruisent la planète !

    Par Hervé Kempf


    Présentation de l’éditeur
    Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néolibérale ne sait plus que s’autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse. Cette représentation du monde n’est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l’injustice, sous-estime la gravité de l’empoisonnement de la biosphère, promeut l’abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures. Pour l’auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s’attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd’hui les riches qui menacent la planète.

    Biographie de l’auteur
    Hervé Kempf est un des journalistes d’environnement les plus réputés. Depuis près de vingt ans, il travaille à faire reconnaître l’écologie comme un secteur d’information à part entière, et a défriché nombre de dossiers sur le changement climatique, le nucléaire, la biodiversité ou les OGM. Après avoir fondé Reporterre, il a travaillé à Courrier international, à La Recherche, et maintenant au Monde.

    Notre avis
    C’est une évidence telle que les forces pro-NWO qui se goinfrent des injustices actuelles et futures feront tout ce qui est en leur pouvoir pour taire cette Vérité incontournable. Un anti-Home salvateur ! http://911nwo.info/2009/06/09/livres-par-herve-kempf/


    Mon avis : Je ne suis pas à gauche, mais il faut reconnaître que pour les points de vue intelligents, ils
    peuvent se trouver partout. Il suffit de faire la part des idées, et plutôt que de parler gauche ou droite,
    j'en viens à constater qu'il faudrait parler du parti pour le bien ou du parti pour le mal.
    Et là, ce serait beaucoup plus clair.
    _________________
    Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret
    qui ne doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17.
    La force des mauvais se nourrit de la lâcheté des bons. Pie X.
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    MessagePosté le: 12/06/2009 10:34:04    Sujet du message: Publicité

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    Roland
    Champion courtois

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    MessagePosté le: 12/06/2009 11:49:52    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Je pense surtout Chère Paxi, que la problématique est surtout très discutable!
    Qu'est-ce qu'un riche?
    Qu'est ce que cela signifie et implique?

    Posons déjà la question et si l'on peut y répondre alors seulement on pourra commencer à savoir si cette "théorie" à un début de commencement de raison!

    En attendant, vous me permettrez de dire que c'est de la belle foutaise!
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    “En France, on partage les risques, pas les bénéfices !”
    RdL
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    Paxi
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    MessagePosté le: 12/06/2009 12:57:03    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Ne trouvez-vous pas que les personnes très riches emploient mal leur argent.
    Ils sont souvent nés avec une cuillère en argent dans la bouche et ne connaissent
    pas l'homme.
    Que font-ils de leur argent ? Des armes et des guerres parce que cela rapporte.
    Cela rapporte quoi ? Plus de pouvoir? Pour faire quoi ? C'est un cercle vicieux.
    Le monde ne va pas dans la bonne direction.
    _________________
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    Roland
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    MessagePosté le: 12/06/2009 14:10:00    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Chère Paxi,

    ... Votre commentaire confirme ce que j'écrivais.

    Qu'entendons-nous par riche?
    Vous voyez de suite la richesse monétaire.
    La richesse n'est pas que l'argent!

    Maintenant en admettant que nous ne parlions que d'argent, ne tombez pas non plus dans le travers du communisme ou du gauchisme de base.

    Qu'il soit bien ou mal employé, il y aura toujours des gens pour défendre des avis opposés. Produire des armes permets aussi à des milliers de famille de vivre de cette industrie... Est-ce bien ou mal, je ne juge pas ici.
    L'argent bien ou mal employé, est toujours bien employé tant que cet argent circule puisqu'il favorise l'échange dans toute ses formes et ainsi au passage permet aux autres de vivre. La seule chose qui est mauvaise c'est l'argent qui dort (style bas de laine caché dans le fond du puis ou enterré au fond du jardin..)
    Cet argent est "mort" il est stérile et ne rapporte rien! Il ne rapporte aucun fruit!

    Je reviens maintenant sur la notion plus large de richesse.
    Il en va de l'argent comme des dons de Dieu.
    Dans cet esprit, je vous invite à relire la parabole des talents Matthieu (25, 14-30)
    Citation:
    Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître.
    Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.’ Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur ; tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »



    Je vous invite également à méditer les paroles de Benoît XVI.
    Citation:
    BENOÎT XVI

    ANGELUS

    Place Saint-Pierre
    Dimanche 16 novembre 2008





    Chers frères et sœurs,

    La Parole de Dieu de ce dimanche - l'avant-dernier de l'année liturgique - nous invite à être vigilants et actifs dans l'attente du retour du Seigneur Jésus à la fin des temps. Le passage de l'Evangile raconte la célèbre parabole des talents, rapportée par saint Matthieu (25, 14-30). Le "talent" était une ancienne monnaie romaine, de grande valeur, et c'est justement à cause de la popularité de cette parabole que celle-ci est devenue synonyme de talents personnels, que chacun est appelé à faire fructifier. En réalité, le texte parle d'un "homme, qui partait en voyage" et qui "appela ses serviteurs et leur confia ses biens" (Mt 25, 14). L'homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier: sa Parole, déposée dans le saint Evangile; le Baptême, qui nous renouvelle dans l'Esprit Saint; la prière - le "Notre Père" - que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils; son pardon, qu'il a commandé de porter à tous; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot: le Royaume de Dieu, qu'Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

    C'est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l'attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L'attitude qu'il ne faut pas avoir est celle de la peur: le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu'il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l'ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l'ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant! C'est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l'enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu'est l'apôtre Paul.

    L'enseignement évangélique que nous offre aujourd'hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante. Mais le message central porte sur l'esprit de responsabilité avec lequel il faut accueillir le Royaume de Dieu: une responsabilité envers Dieu et envers l'humanité. Il incarne parfaitement l'attitude du cœur de la Vierge Marie qui, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l'a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des "serviteurs bons et fidèles", afin de pouvoir prendre un jour part "à la joie de notre Seigneur".



    Ne tombez pas Chère Paxi dans le piège réducteur des gauchistes qui ne voiebnt dans la richesse des autres qu'une simple frustration personnelle!
    Ne tombez pas alors dans la convoitise de ce que vous ne pouvez pas vous-même avoir que par paresse!
    Les 7 péchés capitaux ne sont pas loin!
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    Paxi
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    MessagePosté le: 12/06/2009 14:34:02    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Vous allez un peu vite cher Roland.
    Vous trouvez que l'argent gagné par la drogue, le sex, (porno, pedo &c...) et réinvesti dans
    la guerre ou vice-versa est normal ?
    Citation:
    Ne tombez pas alors dans la convoitise de ce que vous ne pouvez pas vous-même avoir que par paresse!
    Les 7 péchés capitaux ne sont pas loin!

    Merci, mais ce n'est pas là la façon selon laquelle j'ai été éduquée, et j'ai atteint un certain âge qui
    me permet d'être plus objective.
    _________________
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    Roland
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    MessagePosté le: 12/06/2009 16:22:19    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Chère Paxi,

    J'ai écrit que je ne jugeais pas.
    Il faut ensuite faire attention à ne pas tout amalgamer.
    La drogue le sexe sont condamnables comme certaines manipulations en matière de conflits et des profits qui les entourent.
    Le monde ne sera jamais "pur". Ce n'est pas une raison par ce qu'il y a des choses condamnables pour TOUT condamner.
    D'ailleurs qui serait coupable? Le dealer de banlieue ou l'homme politique qui laisse comme unique possibilité à certaines catégories de personnes l'unique solution que de créer une économie parallèle pour survivre, puisque l'état providence à échoué dans sa mission!?
    Voilà pourquoi, je ne veux pas porter de jugement ici puisque cela nous éloignerait de l'idée de l'auteur que vous mentionnez : c'est un autre problème.

    Pour le reste, je ne parlais forcément pour vous, mais bien pour ce qui me semble être justement une des caractéristiques de la gauche.
    À savoir : la convoitise des biens des autres sans fournir le moindre effort pour s'enrichir.
    Les richesses avant de les redistribuer, il faut les créer et admettre comme normal que ceux qui ont créé des richesses puissent jouir de leurs richesses (et il y a bien des sortes de richesses et des moyens de les créer).

    Pour poursuivre, la redistribution égalitaire des richesses impliquerait que les hommes sont égaux entre eux.
    Cette théorie est justement très discutable. C'est le problème de l'inné et de l'acquis !
    Depuis la Révolution, nous ne cessons de subir cette dictature de la pensée basée sur un mensonge!

    Voilà pourquoi je n'accepte pas la problématique d'Hervé Kempf qui repose à la base sur un mensonge.
    Dés lors, tout ce qu'il peut écrire après est faux puisqu'il pose mal la question !
    _________________
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    Paxi
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    MessagePosté le: 14/06/2009 18:59:38    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète Répondre en citant

    Cher Roland, voici un texte en réponse à ce que vous m'expliquiez
    Citation:

    Rédigé par Jacques H

    La double pensée

    Jean-Claude Michéa est un philosophe contemporain, né en 1950, agrégé et professeur de philosophie qui a écrit plusieurs ouvrages passionnants, dont le dernier en date est "La Double Pensée" (2008 - Flammarion). Jean-Claude Michéa compare la double pensée du monde totalitaire de "1984" rédigé par George Orwell à la double pensée actuelle qui associe apologie du libéralisme économique mondial et libéralisme culturel, tous les deux défendus par la majorité de l'échiquier politique d'aujourd'hui. Voici quelques extraits de "La Double pensée", afin de vous donner envie d'acheter ses ouvrages :

    "« On oublie trop souvent que le monde moderne, sous une autre face, est le monde bourgeois, le monde capitaliste. C'est même un spectacle amusant de voir comment nos socialistes antichrétiens, particulièrement anticatholiques, insoucieux de la contradiction, encensent le même monde sous le nom de moderne et le flétrissent, sous le nom de bourgeois et de capitaliste. » Charles Péguy in "De la Situation faite au parti intellectuel (1907)" [...]

    [...]

    "Depuis le XVIIIe siècle, la philosophie libérale s'est toujours présentée sous la forme d'une pensée double : d'une part, un libéralisme politique et culturel (Benjamin Constant, ou John Stuart Mill) et de l'autre un libéralisme économique (Adam Smith ou Frédéric Bastiat). Ces deux libéralismes constituent, en réalité, les deux versions parallèles et complémentaires d'une même logique intellectuelle et historique."

    [...]

    "Il n'existe aucune contradiction de principe entre la lutte des libéraux économiques pour la mondialisation des échanges et pour l'abolition de toutes les frontières et celle que les libéraux politiques et culturels ont engagée contre tous les tabous arbitraires de la morale et contre toutes les formes de discrimination. Le Festival de Cannes n'est pas la négation majestueuse du Forum de Davos. Il en est, au contraire, la vérité philosophique accomplie.
    Dans le roman de George Orwell, le terme de double pensée désigne le mode de fonctionnement psychologique très particulier qui soutient l'exercice de la pensée totalitaire (Orwell s'est naturellement beaucoup inspiré des intellectuels staliniens de son époque). Cette étonnante gymnastique mentale, fondée sur le mensonge à soi-même, permet à ceux qui en maîtrisent le principe de pouvoir penser en même temps deux propositions logiquement incompatibles. Par exemple, nous dit Orwell : répudier la morale, alors qu'on se réclame de la morale. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est le gardien de la démocratie.
    Il m'a semblé que ce second sens du mot double pensée s'appliquait à merveille au régime mentale de la nouvelle intelligentsia libérale de gauche et d'extrême gauche qui a pris corps sous l'ère mitterrandienne. Son abandon du socialisme, désormais assimilé à un projet totalitaire ou populiste, et son ralliement corrélatif au libéralisme politique et culturel soumettent, en effet, cette intelligentsia à une double pensée particulièrement affolante."

    [...]

    "Pour maintenir un semblant de cohérence philosophique, cette intelligentsia est donc condamnée en permanence à se mentir à elle-même et à s'inventer des ennemis idéologiques à sa mesure, qu'elle désigne sous le nom menaçant de nouveaux réactionnaires."

    [...]

    "Le projet libéral, comme forme la plus cohérente de l'idéal moderne, est né de la nécessité de trouver une issue politique aux effroyables guerres civiles de religion qui ont dévasté l'Europe des XVIe et XVIIe siècles. De là, la méfiance bien compréhensible des libéraux envers toutes les idéologies du Bien, de même que leur désir de croire en une société axiologiquement neutre, gouvernée par les seuls mécanismes impersonnels du Droit et du Marché. Le problème c'est qu'en décidant d'évacuer ainsi toute référence à des valeurs morales partagées on élimine aussi ce qu'Orwell appelait la «common decency», c'est-à-dire ces vertus humaines élémentaires que sont, par exemple, la loyauté, l'honnêteté, la bienveillance ou la générosité."

    [...]

    "Plus on s'élève dans la hiérarchie sociale, c'est-à-dire plus on devient riche, puissant ou célèbre, et plus la pratique des vertus humaines élémentaires devient difficile, voire impossible. Comme le dit l'adage américain, « si vous vivez à Washington et que vous cherchez un ami fidèle, adoptez un chien. »"

    [...]

    "Pourquoi les banques ont-elles pris l'habitude de changer régulièrement votre conseiller personnel ? Parce qu'elles savent parfaitement qu'un simple employé, avec le temps, risque de s'attacher à vous et de se comporter, dès lors, non plus comme un commercial qui doit à tout prix placer ses produits, mais comme un être humain réellement soucieux de vos problèmes quotidiens."

    [...]



    "Une communauté humaine ne peut tenir et fonctionner au quotidien que si elle puise en permanence dans ce que Castoriadis appelait des gisements culturels, étrangers par définition à la logique libérale, comme par exemple un minimum de dispositions psychologiques et culturelles à la confiance, à la générosité, et au sens du bien commun. Le problème c'est que la société juridico-marchande ne peut se développer qu'en asséchant progressivement ces gisements culturels. De la même manière, la croissance économique illimitée implique parallèlement la pollution et l'épuisement des ressources naturelles de la planète."

    [...]

    "La seule question qui doit se poser, en effet, est de savoir si nous voulons éduquer une génération de consommateurs égocentrés en parfaite symbiose avec la logique libérale ou, à l'inverse, une génération capable de résister radicalement à cette logique et de reprendre à son compte, l'idéal d'une société réellement humaine. Je comprends parfaitement, cela dit, que les sociologues officiels, ceux dont le système choisit de médiatiser les analyses, privilégient la première option et y voient un progrès civilisationnel incomparable. Ils ne vont quand même pas mordre la main qui les nourrit et les subventionne."

    [...]

    "Le capitalisme contemporain fonctionne désormais beaucoup plus à la séduction qu'à la répression, comme Guy Debord avait su le comprendre en avançant le concept de « Société du spectacle ». Ce n'est évidement pas par hasard si l'industrie publicitaire (à laquelle il serait logique de rajouter celles du divertissement et du mensonge médiatique) représente de nos jours le deuxième poste de dépense mondial, juste après celui de l'armement. Et le marquage quotidien que cette curieuse industrie exerce sur l'imaginaire des individus modernes s'avère, à l'évidence, infiniment plus profond que celui des anciennes religions ou des vieilles propagandes totalitaires."

    [...]

    "Considérons la question de la coexistence pacifique entre fumeurs et non-fumeurs dans les lieux publics. Notons d'abord qu'il s'agit là d'un de ces nombreux problèmes qui se réglaient, il n'y a pas si longtemps encore, selon les règles habituelles de la civilité, ou de la simple convivialité, c'est-à-dire dans les deux cas, sans que l'État ait à intervenir. À partir du moment ou l'opinion (cette créature ambiguë des instituts de sondage et du lobbying) est conduite à estimer que c'est au Droit et à ses tribunaux qu'il revient à présent de régler ce type de différent, on doit logiquement s'attendre à une multiplication de ces microconflits, et donc au développement continuel de formes toujours plus modernes de la guerre de tous contre tous."

    [...]

    "L'atomisation de la société par le Droit libéral, et la réapparition correspondante de la vieille guerre de tous contre tous qu'elle implique, ne pourrait aboutir, à terme qu'à rendre toute vie commune impossible. Une société humaine n'existe en effet que dans la mesure où elle parvient à reproduire en permanence du lien, ce qui suppose qu'elle puisse prendre appui sur un minimum de langage commun entre tous ceux qui la composent."

    [...]



    "Dans la stratégie des États occidentaux, l'artillerie lourde du libre-échangisme et des ajustements structurels est toujours précédée ou accompagnée par les chevau-légers de l'aventure humanitaire."

    [...]

    "L'un des premiers symptômes de la volonté de puissance, c'est-à-dire de ce besoin obsessionnel de vérifier à tout moment son degré d'emprise sur les autres, est en effet la tendance à toujours leur demander quelque chose et, bien vite, celle à leur demander toujours plus. La figure du tapeur, qui se répand, de nos jours, au rythme exponentiel du développement capitaliste et des pratiques éducatives qui l'accompagnent, n'est ainsi que le maillon initial d'une longue chaîne qui conduit inexorablement à celle de l'exploiteur."

    [...]

    "Shanghai est aujourd'hui plus criblé de slogans publicitaires et de logos d'entreprises qu'il ne l'était, il y a une génération, de slogans de propagande communiste et de banderoles à la gloire du parti unique."

    [...]

    "La gauche et l'extrême gauche sont devenues globalement incapables de comprendre que le système capitaliste mondial s'effondrerait en quelques semaines si les individus cessaient d'intérioriser en masse un imaginaire de la croissance illimitée et une culture de la consommation, vécue comme le fondement privilégié de l'image de soi. [...] On aurait désormais le plus grand mal à trouver dans les programmes et les actions de la gauche moderne la moindre trace d'une remise en question un peu sérieuse de ce que Debord avait appelé la «société du spectacle». Ce silence philosophique est tout à fait étonnant. Dans les années 1950 et 1960, l'idée qu'il était devenu impossible de critiquer les nouveaux développements du capitalisme, sans remettre simultanément en cause la société de masse et les nouvelles formes de vie quotidienne qui lui correspondaient, était au contraire au centre de toutes les analyses radicales aux États-Unis ou en France."

    [...]

    "À lire les programmes de la gauche et de l'extrême gauche françaises on en retire la curieuse impression qu'une société socialiste ce n'est fondamentalement rien d'autre que la continuation tranquille du mode de vie présent, tempérée d'un côté, par une répartition plus équitable des fruits de la croissance et de l'autre par une exhortation perpétuelle à lutter contre toutes les formes de discrimination."

    [...]

    "Guy Debord souligne que les actuels moutons de l'intelligentsia ne connaissent plus que trois crimes inadmissibles : racisme, antimodernisme et homophobie."

    [...]

    "Comme le disait, à sa manière Rosa Luxemburg, « L'essentiel, ce n'est pas que les esclaves soient mieux nourris, c'est d'abord qu'il n'y ait plus d'esclaves."

    [...]

    "Si par démocratie on doit entendre le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, il est donc absolument clair que les régimes représentatifs modernes n'en constituent qu'une version extrêmement appauvrie, et même, dans certains cas, purement formelle. D'un point de vue strictement philosophique, il serait assurément plus exact de définir ces régimes comme des oligarchies libérales."

    [...]

    "Ces oligarchies libérales ne peuvent en aucun cas être assimilées à des dictatures, comme certains militants de l'extrême gauche sont de plus en plus tentés de le penser, sous l'influence de théoricien à la Alain Badiou, dont on sait dans quel profond mépris Guy Debord tenait son œuvre."

    [...]

    "Comme l'écrivait Debord, les droits dont nous disposons sont essentiellement des droits de l'homme spectateur. En d'autres termes, nous sommes globalement libres de critiquer le film que le système a choisi de nous passer."

    [...]

    "Même dans l'hypothèse où l'on parviendrait enfin à mettre en place des institutions démocratiques, ce qui exigerait déjà que le contrôle des puissances de l'argent sur le monde des médias soit intégralement aboli, il resterait encore un certain nombre de questions non résolues. C'est ici qu'entre en jeu la dimension proprement anarchiste du problème, en prenant le mot anarchiste au sens que lui donnait George Orwell. Pour comprendre ce point, on peut par exemple s'appuyer sur l'analyse donnée par Pierre Clastres de certaines sociétés dites primitives d'Amérique du Sud. Nous avons là, en effet, des sociétés extrêmement égalitaires (si on veut bien laisser de côté la question du statut des femmes) et qui s'arrangent de toutes les façons possibles, y compris en recourant à la guerre rituelle contre leurs voisins, pour prévenir l'apparition de l'État et l'installation d'une coupure politique entre dominants et dominés."

    [...]

    "Ce n'est pas la faute des ouvriers si l'organisation capitaliste du travail a conduit à développer, en rupture avec toutes les traditions artisanales, l'existence massive de sots métiers, c'est-à-dire des métiers qui sont soit directement nuisibles, soit privés de tout sens humain, soit même fondés sur des compétences purement rhétoriques et imaginaires, à l'image de ceux qui prolifèrent désormais dans l'encadrement des grandes entreprises ou des administrations. Il faudra donc bien en venir, à un moment ou à un autre à imaginer des programmes de transition, qui permettront à tous ceux qui sont aujourd'hui contraints de s'avilir dans ces sots métiers, de se reconvertir progressivement dans des activités réellement utiles à l'espèce humaine."

    [...]



    "Alors que les sociétés primitives privilégiaient la fabrication de biens possédant une valeur d'usage évidente (une couverture, un harpon, une pirogue, etc.) ou bien une valeur symbolique qui leur paraissait fondamentale (un masque de cérémonie, une peinture sacrée, un rituel de danse, etc.) nous aurions bien du mal à trouver, parmi l'immense accumulation de marchandises qui encombre à présent nos centres commerciaux, beaucoup d'objets qui répondent à des besoins humains réels. Sinon, paradoxalement, à celui de soulager pendant un temps nécessairement très bref les insatisfactions psychologiques qui naissent continuellement de la consommation pour la consommation."

    [...]

    "Aucun tribunal moderne ne songerait à examiner la plainte d'un citoyen dénonçant le caractère aliénant de la propagande publicitaire, de la téléréalité ou de la presse «people». Sauf, bien sûr, si on arrivait à retraduire juridiquement le concept d'aliénation en terme d'atteinte à la liberté d'autrui."

    [...]

    "Si il y a bien une leçon que l'on retrouve dans toutes les sagesses traditionnelles, une sagesse étant le savoir que confère l'expérience de la maturité, c'est que le pouvoir, la richesse et la notoriété, en séparant l'homme de lui-même, de ses semblables et de la réalité, infantilise nécessairement ceux qui en sont les victimes, en les maintenant ou les replongeant dans leur égoïsme infantile."

    [...]

    "Aux îles Fidji, où la télévision n'existait pas avant 1995, et où les problèmes de poids n'avaient jamais tourmenté qui que ce soit, trois ans après l'arrivée du petit écran, 74 % des lycéennes interrogées disaient se sentir trop grosse."

    [...]

    "Rousseau rappelait que nul ne peut prétendre aimer les Tartares, ou s'intéresser réellement aux sans-abri et aux immigrés clandestins, s'il n'est pas d'abord capable d'aimer ses voisins, ses parents et ses proches. Autrement dit ce n'est jamais en sautant la case départ qu'un être humain peut accéder à l'universel."

    [...]

    "Dès lors que l'on admet qu'il y a réellement un sens à soutenir qu'un drogué du travail ou des jeux vidéo, un junkie, une «fashion victim», ou encore un être humain prêt à tout pour devenir riche, puissant ou célèbre, sont bien, dans leur registre, des individus aliénés, les conclusions socialistes de Lasch deviennent beaucoup plus faciles à comprendre. Les individus atomisés d'une société libérale ont, certes, été émancipés en tant que consommateurs. Mais on s'empressera d'ajouter que cette incontestable libéralisation ne contient, par elle-même, aucune promesse particulière quand à la possibilité concrètement offerte à ces individus de s'émanciper humainement. Elle ne les invite, effectivement, en rien à édifier collectivement un contexte politique et culturel susceptible de favoriser philosophiquement et matériellement une existence solidaire et désaliénée, plutôt que la guerre de tous contre tous. Une existence, par exemple, qui ne serait pas placée, dès la naissance, sous le signe contraignant de la propagande publicitaire, du contrôle médiatique de notre temps de cerveau disponible ou de l'exhortation perpétuelle à réussir au détriment des autres."

    [...]

    "La logique d'illimitation du Droit libéral, son absence de référence morale ou philosophique, conduit dans la pratique à multiplier mécaniquement les interdits, les lois et les règlements. Il est, par exemple, désormais évident que la liberté d'expression, qui avait toujours constitué le fondement des droits de l'homme, n'a globalement cessé de reculer, depuis trois décennies, dans la plupart des pays européens." http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?

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    Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret
    qui ne doive être connu et mis au jour. Luc 8 : 17.
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    MessagePosté le: 23/01/2017 08:25:43    Sujet du message: Comment les riches détruisent la Planète

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