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    Transmettre et faire connaître la vérité

     
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    On A Soif
    Ecuyer

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    Inscrit le: 17 Jan 2007
    Messages: 38

    MessagePosté le: 22/01/2009 18:08:41    Sujet du message: Transmettre et faire connaître la vérité Répondre en citant

    Notre mémoire…

    L’ASSASSINAT DU LIEUTENANT ROGER DEGUELDRE

    « Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » - R.D –

    C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que de Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! ».
    Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

    « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur.

    Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France!», avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres. Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.
    L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi mort, censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant.
    Et ce sont là deux choses bien différentes...
    Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.
    Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le
    procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin.
    L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.
    Exaspéré par cette situation – unique dans les annales de l’exécution - le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédait. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant... et il souffrait.

    A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé.

    Mais les ordres étaient formels ; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.

    Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce au condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.
    Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.
    Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

    Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.

    C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien.

    Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie :

    « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! ».

    Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.

    Décidément, le crime était profondément enraciné !…

    José CASTANO

    (e-mail : joseph.castano0508@orange.fr )


    Ce tragique épisode de la guerre d’Algérie est rapporté dans l’ouvrage,
    « VERITE » - « La tragédie de l’Algérie française »,
    que l’on peut se procurer chez l’auteur :
    13, avenue Saint Maurice – 34250 PALAVAS LES FLOTS
    Prix : 15 euros, port inclus.

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    Prochainement : “19 mars 1962… Le Cessez-le Feu“

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    L’Association des Amis du Musée des Troupes de Marine vous convie à la conférence sur:

    « LA KAHENA », la fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord,

    qui aura lieu le Mardi 17 Février 2009, 18h30,

    au Centre d’Histoire et d’Etudes des Troupes d’Outre-Mer situé à côté du Musée,
    2557, route des Combattants en A.F.N – 30, rue du Malbousquet – 83600 FREJUS
    animée par José CASTANO - Entrée libre.

    A l’issue de la conférence, un dîner (facultatif) suivra au cercle-mess du 21ème RIMA à La Baume.
    Inscriptions et renseignements au 04.94.40.76.05
    e-mail : amisdumusee@wanadoo.fr

    « Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, en partie conquis à la foi chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de "La Kahéna", avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.
    Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons. L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche… »

    C’est en s’appuyant sur les travaux des plus éminents historiens que le conférencier retrace avec l’émotion, l’amour et la passion qu’on lui connaît pour sa terre algérienne, l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.

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    Un petit coup de pouce à nos amis…

    - Vous aimez la Légion ? N’hésitez pas… un site remarquable à visiter :
    Aller dans google et taper : "fanion-vert-rouge"
    e-mail : morwann@orange.fr

    - Un autre site tout aussi remarquable sur l’histoire de l’Algérie française
    Aller dans google et taper : "popodoran"
    e-mail : no-reply@canalblog.com

    - Une revue de grande qualité éditée par l’Association des Combattants de l’Union Française (ACUF), section de Toulon :
    "Rizières et Djebels".
    Président : Serges JOURDES, ex capitaine parachutiste, défenseur de l’Algérie française:
    671, av du Brusc – 83140 SIX FOURS LES PLAGES – Adhésion : 20 euros/an - Abonnez-vous dès aujourd’hui !
    e-mail secretariat : sciorella.guy@wanadoo.fr

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    Cet article a été adressé à plus de six mille contacts composant ma boîte d’adresses…
    Plus il sera transféré, plus la vérité sera connue de tous. Merci.
    José CASTANO.

    _________________
    " Prenez garde que la France ne devienne la colonie de ses colonies ".
    Édouard Herriot (1936)
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    MessagePosté le: 22/01/2009 18:08:41    Sujet du message: Publicité

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    Pierre
    Chevalier

    Hors ligne

    Inscrit le: 22 Sep 2008
    Messages: 218
    Localisation: Région Parisienne

    MessagePosté le: 28/01/2009 23:14:50    Sujet du message: Transmettre et faire connaître la vérité Répondre en citant

    Oui, je me souviens de cette histoire dont parlait certains membres de ma famille au début des années soixante...
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    MessagePosté le: 20/01/2017 15:55:54    Sujet du message: Transmettre et faire connaître la vérité

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