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    La droite contre-révolutionnaire
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    Auteur Message
    Roland
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    Inscrit le: 17 Nov 2007
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    MessagePosté le: 08/01/2009 17:02:36    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    La question de "qu'est ce que la droite de nos jours " revient souvent dans les discutions de ce forum

    Présent, sous la plume de Jean Madiran, nous livre aujourd'hui un article (extrait du n° 6754 du Vendredi 9 janvier 2009) qui doit être gardé en mémoire.

    Citation:
    Voici l’école de pensée contre-révolutionnaire (II)



    Deux années avant sa mort, René Rémond publiait en 2005, sous le titre Les droites aujourd’hui, une actualisation des travaux historiques qu’il avait poursuivis à ce sujet depuis son livre de 1954, réédité et complété en 1963, 1968, 1982. Surtout par son dernier livre de 2005, cet adversaire déclaré, « incontournable » historien catholique, universitaire de gauche, académicien démocrate-chrétien, est la référence qui atteste que nous ne rêvons pas quand nous parlons d’une solide et durable « école contre-révolutionnaire ».

    Comme on le sait, la distinction entre une droite et une gauche est née avec la Révolution française.

    Mais on ne discerne pas toujours le point décisif de leur opposition : il est dans l’innovation essentielle de la Déclaration des droits de l’homme, imposant par ses articles 3 et 6 une nouvelle légitimité, selon laquelle la loi ne peut être que « l’expression de la volonté générale », et qu’en conséquence nul individu, nul corps, nulle institution ne peut exercer d’autorité qui « n’émane pas expressément » de ladite volonté. Ainsi cette légitimité nouvelle ne venait pas s’asseoir parmi les autres légitimités, elle les excluait, elle les supprimait, elle prenait leur place, en cela consiste la révolution de 1789. Le camp de cette révolution était « la gauche ». Le camp des réfractaires était « la droite », et René Rémond l’appelle à juste titre la droite « légitimiste ».

    Longtemps le terme « légitimistes » a désigné surtout, comme c’était le cas à l’origine, les partisans de la dynastie légitime en France. Mais, à mesure qu’une restauration de la monarchie paraissait de plus en plus difficile, et que les conséquences de la légitimité nouvelle se faisaient davantage impérieuses, la « droite légitimiste » englobait les défenseurs des autres légitimités : les autorités fondées sur la loi (morale) naturelle et sur la surnaturelle loi évangélique, c’est-à-dire les traditionnelles autorités familiales, locales, professionnelles, nationales, religieuses.

    La droite légitimiste est la seule qui soit « née à droite ». Mais il a existé ensuite une droite que René Rémond appelle « bonapartiste » et une autre qu’il appelle « orléaniste ». Leur identité distincte de la précédente est constituée par leur acceptation (consciente ou aveugle) de la Déclaration de 1789. C’est en quoi elles sont « nées à gauche », mais la gauche les a efficacement rejetées à droite parce qu’elles ne voyaient pas (et en tout cas n’acceptaient pas) les conséquences obligatoires du dogme excluant toute autorité n’émanant pas expressément de la « volonté générale ».

    On voit donc qu’il s’agit d’une opposition plus vaste et plus profonde qu’une simple querelle dynastique. Plutôt que de continuer à parler d’une droite légitimiste, il convient mieux, dit René Rémond, de « l’identifier par la référence à sa philosophie : c’est la droite contre-révolutionnaire ».

    A partir de la révolution de 1830, cette droite contre-révolutionnaire est « désormais écartée du pouvoir pour longtemps ». René Rémond la retrouve cependant au pouvoir en 1940. Quelle que soit sa violente hostilité au « régime de Vichy », il voit très bien que celui-ci n’était ni nazi ni fasciste, et que la Révolution nationale du maréchal Pétain était « à vrai dire une Contre-Révolution » ; mais dans des circonstances telles que son discrédit fut total aux yeux des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale et dans l’univers démocratique qu’ils ont imposé. René Rémond a pris là-dessus le risque d’une prophétie, il croit pouvoir vaticiner que « la chute du régime de Vichy a définitivement scellé son sort [de la droite contre-révolutionnaire] en l’excluant à jamais de l’accès au pouvoir politique ». Toutefois il a observé aussi qu’à partir de 1830 la droite contre-révolutionnaire « a achevé de se constituer en école de pensée ». En école de pensée ? Nous y voilà. A la semaine prochaine.

    JEAN MADIRAN


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    Dernière édition par Roland le 12/01/2009 14:46:57; édité 1 fois
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    MessagePosté le: 08/01/2009 17:02:36    Sujet du message: Publicité

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    Terminator
    Champion courtois

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    Inscrit le: 18 Fév 2007
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    MessagePosté le: 08/01/2009 18:22:39    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    La lecture de ce blog, que je recommande chaleureusement aux courtois-nautes, complètera efficacement cet article : http://contrerevolution.over-blog.com/
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    Felix qui potuit rerum cognoscere causas.
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    Roland
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    MessagePosté le: 12/01/2009 14:42:49    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Je reviens dans ce post pour donner dans ce fil une série d'articles que va nous donner le journal Présent. Abonnez-vous Article extrait du n° 6756 du Mardi 13 janvier 2009

    Il s’agit bien ici, comme annoncé mercredi dernier, de « poursuivre, en ce début d’année, une réflexion méthodique » sur la réalité persistante, – contestée ou méconnue –, d’une école de pensée contre-révolutionnaire.

    Venant après les deux précédents du 7 et du 9 janvier, et avant plusieurs autres, ce troisième article ajoute à cette série, on le voit, un sur-titre numéroté, pour en faciliter le classement





    Citation:
    L’école contre-révolutionaire (I)
    Ils nous promettent un nouveau « modèle »


    La gauche, Mme Aubry au premier rang, annonce qu’elle va nous proposer un « nouveau modèle de société ». Lequel ? Elle ne le sait pas encore. Elle va le concevoir. Bayrou, au centre-gauche, en promet autant, et ne sait pas davantage ce que son « modèle » sera. Il y travaille. En face l’Elysée, président Sarkozy en tête, n’en annonce pas moins : « De cette crise, dit-il, va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer », pourtant sans savoir encore en quoi il consistera. Si l’UMP n’a, de son côté, rien de ce genre en préparation, son impuissance idéologique n’est point surprenante, puisque sa vocation est simplement de fournir une majorité électorale et parlementaire au Président.

    Donc, sous le coup de la crise mondiale, nos dirigeants politico-médiatiques n’imaginent plus d’avoir verbalement recours aux « droits de l’homme » : aux droits de l’ « homme sans Dieu » (DHSD). Ils improvisent, ils cherchent ailleurs.

    — Ce rideau brusquement tiré, dans les bavardages officiels, sur les droits de l’homme, équivaut à la constatation implicite d’un échec. Car enfin, le remède à nos malheurs publics, il était là, et il ne l’est plus.

    — eQue ce soit le remède universel, la Déclaration de 1789 le disait en propres termes :

    « L’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements. »

    Les seules causes !

    La Déclaration des Droits de 1948 dit la même chose. Elle le dit en un charabia idéologique d’une cinquantaine de lignes, là ou la langue française n’avait besoin que d’une phrase. C’est que la Déclaration de 1948 a été conçue et rédigée dans un compromis linguistique anglo-saxon et russo-asiatique, tandis qu’en 1789 la langue française, jusque chez les révolutionnaires, était encore du français, et même du meilleur.

    — Le moment où l’on tourne officiellement le dos aux droits de l’homme est pourtant celui où leur « déclaration » allait atteindre ses ultimes perfectionnements. L’ONU, comme d’ailleurs l’Union européenne, mijotaient de lui apporter quelques compléments explicites : le droit à l’avortement était bien dans la ligne des DHSD, mais en 1948 comme en 1789 on avait omis de le nommer, il était temps de le faire. Et puis le droit des homosexuels au mariage et à l’adoption. Ces nouveautés ne le sont qu’en apparence. Elles étaient évidemment incluses dans l’égalitarisme ravageur qui est l’inspiration essentielle des deux Déclarations.

    — Un parachèvement aussi glorieux, pourtant en voie de réalisation, ne réussit point à ramener l’attention générale sur le fait que l’ignorance ou le mépris des droits de l’homme avaient été irrévocablement reconnus comme les seules causes des malheurs publics.

    Ni pour résoudre « la crise », ni pour organiser « la relance », ni pour mener à bien « les réformes », on ne parle de prendre les droits de l’homme comme planche de salut et clé de tous les problèmes politiques, économiques et sociaux.

    Quelle vérification pour l’école contre-révolutionnaire ! Depuis deux siècles elle n’arrête pas de montrer dans la religion des droits de l’homme la maladie qui défigure la nation française, qui déconstruit toute civilisation, qui atteint jusqu’à l’Eglise elle-même ! Or voici que cette religion ne sert plus à rien, tombe dans l’indifférence, elle n’est plus le saint que l’on s’avise d’invoquer dans le péril. Et pourtant l’on ne perçoit aucun écho médiatique, parlementaire, ou universitaire d’une constatation aussi importante pour l’école en question. D’ailleurs tout se passe comme si l’on n’avait plus aucune idée de l’existence historique et actuelle d’une « école contre-révolutionnaire ». C’est là-dessus que nous avons l’intention, en ce début d’année, de poursuivre une réflexion méthodique.

    JEAN MADIRAN
    Article extrait du n° 6752 du Mercredi 7 janvier 2009




    Citation:
    L’école contre-révolutionaire (III)
    Attestation renérémondienne

    — Au point où nous en sommes parvenus la semaine dernière, il nous faut maintenant avaler le ton gratuitement désagréable de René Rémond à notre égard, pour en extraire malgré tout ce que cet adversaire déclaré reconnaît avec pertinence à la droite contre-révolutionnaire.

    Il nous faut aussi passer sur quelques brouillonnes inexactitudes. (Il y en a une grosse, concernant Présent, que nous avons démentie dans notre numéro du 19 novembre 2005.)

    Mais enfin, voici les extraits les plus significatifs de l’académique et universitaire attestation renérémondienne.

    — Sans doute, la droite contre-révolutionnaire n’est plus, dit-il, « une force politique » : et pourtant elle demeure « comme une école de pensée » dont l’influence s’exerce « par toute sorte de relais bien au-delà du cercle de ceux qui lui [donnent] une adhésion formelle ».

    — René Rémond tourne et retourne en tout sens cette constatation :

    « Si cette nuance d’opinion n’est plus assez forte pour imposer ses idées, elle trouve assez de connivences dans un état d’esprit plus général (…). Assez aussi pour subsister comme école de pensée. Assez encore pour se rappeler périodiquement à l’attention des politiques, poser des problèmes aux autres courants… »

    — Et encore :

    « La droite contre-révolutionnaire n’a pas tout à fait disparu et subsiste comme école de pensée (…). Elle ne compte plus guère ni ne pèse lourd dans les rapports de force (…). On pourrait presque dresser son acte de décès si elle ne conservait des positions et des fidélités irréductibles sur un tout autre plan : le religieux. »

    On touche ici à un point décisif. Sans aller au fond des choses, René Rémond a bien vu qu’il a existé une « symbiose étroite entre le catholicisme et la Contre-Révolution », une « harmonie entre la philosophie de l’une et l’enseignement de l’autre » qui ont fait « la force de l’opposition à la société moderne ». Au début du XXe siècle, « l’Action française recueille encore le bénéfice et l’héritage de cette imbrication ».

    — Mais, objecte René Rémond, il y a eu « rupture » de cette symbiose : « En 1926, écrit-il, l’initiative de la rupture est venue du pape. Pie XI s’est convaincu de l’incompatibilité de certaines thèses de l’école maurrassienne avec l’Evangile. » Cet historien ignorerait donc que ladite rupture était surtout une injustice, réparée treize ans plus tard par Pie XII ? Disons plutôt que là, le démocrate-chrétien l’emporte sur l’historien, et lui impose son habituel mensonge par omission.

    — Quels qu’aient été les hauts et les bas de la vie politique, l’école contre-révolutionnaire a persisté dans une cohérence tellement évidente que le démocrate-chrétien doit laisser l’historien reprendre la parole :

    « Le discours [contre-révolutionnaire] n’a pas varié d’un iota depuis l’origine. L’homélie prononcée à Lille par Mgr Lefebvre le 29 août 1976 est textuellement [« textuellement », il exagère un peu] le langage des premiers contre-révolutionnaires. C’était, il est vrai, celui tenu pendant plus d’un siècle par le Magistère romain (…). En près de deux cents ans rien n’est venu ébranler les certitudes des catholiques intransigeants et contre-révolutionnaires. »

    « La présentation que fait de l’actualité le quotidien Présent et les jugements qui l’accompagnent attestent la pérennité de ce système de pensée et témoignent qu’il a toujours des adeptes convaincus et fervents. »

    Justement : Présent a encore beaucoup de choses à dire sur la question.

    JEAN MADIRAN
    Article extrait du n° 6756 du Mardi 13 janvier 2009

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    Roland
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    MessagePosté le: 19/01/2009 00:46:29    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Citation:
    L’école contre-révolutionnaire (IV)
    Quand on n’a point…



    « Quand on n’a point de troupes à insurger, écrivait Maurras en 1905, ni de bandes populaires à diriger, la théorie demeure le meilleur mode de l’action. »

    — Vérification. La « théorie » avait commencé en 1898-1899, avec l’« entrée en politique » de Charles Maurras et le premier numéro d’un bulletin bi-mensuel intitulé L’Action française. L’« Institut d’Action française » est venu en 1906. Deux ans plus tard, c’était L’Action française quotidienne. Et en 1909 apparaissaient les troupes à insurger et les bandes populaires à diriger pour le premier cortège d’hommage à Jeanne d’Arc, interdit par le gouvernement maçonnique mais imposé par des batailles de rue contre la police républicaine.

    — Dans la situation politique, intellectuelle et religieuse où nous sommes en 2009, il n’est pas dit que les « bandes populaires à diriger » et les « troupes à insurger » pourraient venir aussi vite à l’appel de la « théorie ». D’autant qu’aujourd’hui la théorie contre-révolutionnaire ne dispose apparemment pas d’un Maurras (et d’un Maurras de trente ans !).

    — La « théorie », il faut l’entendre dans son sens le plus large et selon la formule que Maurras avait trouvée chez Barrès dès 1899 : « Il n’y a aucune possibilité de restaurer la chose publique sans une doctrine. » La droite contre-révolutionnaire n’avait jamais manqué de ressources doctrinales depuis Maistre et Bonald, Comte et Le Play, Taine et Renan, Veuillot et Fustel. Cela constituait un courant assez disparate plutôt qu’une école en règle. Maurras y a mis de l’ordre, et le courant intellectuel de la Contre-Révolution a été quasiment absorbé tout entier pour un demi-siècle par l’école maurrassienne.

    — En 1910, saint Pie X avait donné une indication très nette, dont l’école maurrassienne fut à peu près la seule à comprendre pleinement la portée. Dans sa Lettre apostolique sur la démocratie chrétienne de Marc Sangnier, il résumait d’une manière un peu fracassante une pensée que l’on perdait passablement de vue :

    « Non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées… »

    C’est le premier point : ne pas être dupes des utopies trompeuses, celles des « Lumières » du XVIIIe siècle, celles du marxisme-léninisme, aujourd’hui celles d’Aubry, de Bayrou, de Sarkozy qui continuent à nous promettre un « nouveau modèle » de société, un « monde nouveau », un métissage de civilisations, etc.

    Second point :

    « … Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et de la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins… »

    Mais pourquoi a-t-on sans cesse besoin de l’instaurer et de la restaurer, est-elle donc si fragile ?

    C’est qu’il faut sans cesse, troisième point, la défendre :

    « … contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété. »

    — Cette vue synthétique, divisée ci-dessus en trois points pour attirer l’attention sur chacun d’eux, est tout à fait contraire au mouvement de la pensée moderne, et parut à ses yeux relever d’un intégrisme sommaire, rétrograde et simplet. Destinataire direct de cette monition pontificale, l’épiscopat français n’en fit guère son programme. C’est, à partir de 1945, Jean Ousset qui le remit en honneur, assurant ainsi une étape capitale dans l’histoire de l’école contre-révolutionnaire en France.

    JEAN MADIRAN

    Article extrait du n° 6758
    du Jeudi 15 janvier 2009



    Citation:
    L’école contre-révolutionnaire (V)
    Face aux faux semblants


    [



    b]En faisant porter l’essentiel de sa contestation sur la domination théoriquement absolue de la « volonté populaire » qui est l’âme des « droits de l’homme », l’école contre-révolutionnaire occupe une position inexpugnable dans tout débat sérieux.

    Mais le débat lui est habituellement refusé, ses idées sont discréditées sans examen, au nom de l’évidence.

    — Aucun raisonnement, c’est vrai, même théoriquement irréfutable, ne peut prévaloir contre l’évidence.

    Or il est évident qu’« on n’est plus au moyen-âge », qu’« on ne peut pas revenir avant 1789 », que « rejeter les droits de l’homme, c’est faire l’apologie du despotisme ».

    — Mais ce sont là de fausses évidences.

    La Contre-Révolution ne consiste pas à rêver au retour d’une situation et d’un âge antérieurs.

    Elle consiste à traiter l’idéologie des droits de l’homme comme une maladie analogue à une maladie physique : guérir d’une maladie, ce n’est pas revenir à l’âge et à la situation où on l’avait contractée.

    — En outre, la doctrine contre-révolutionnaire ne nie pas que « l’homme » ait « des droits ». Elle démontre que fonder ces droits sur la « volonté générale » les fragilise, mais aussi les pervertit.

    — Ainsi, aux fausses évidences de la démocratie moderne l’école contre-révolutionnaire oppose des raisonnements vrais, fondés sur la philosophie chrétienne et sur l’expérience historique.

    Toutefois ces raisonnements demeurent souvent sans effet sur l’opinion publique, ou du moins sur l’opinion médiatique qui est la partie dominante de l’opinion publique : pour elle, les « acquis » de la Révolution ne se discutent pas plus que la rotondité de la terre, raisonner contre ne peut être que le signe de l’ignorance et de l’obscurantisme.

    — De même, « le progrès » passe lui aussi pour une évidence indiscutable : à mesure qu’il avance, il rend forcément obsolètes, croit-on, des pensées, des comportements, des habitudes qui avaient sans doute leur raison d’être en leur temps, mais nous ne sommes plus au temps révolu de l’autorité de l’homme sur la femme dans le mariage, des parents sur les enfants, de la piété filiale, des hiérarchies sociales…

    — C’est là confondre le progrès intellectuel et moral avec le progrès matériel.

    Devant le spectacle du progrès des techniques matérielles, du confort et du pouvoir en continuelle augmentation qu’elles apportent, l’évidence trompeuse est que les principes religieux, philosophiques et politiques doivent progresser de même, sous peine d’être irrémédiablement périmés. Le Play déjà, au XIXe siècle, avait observé la naissance d’un tel état d’esprit, et en deux propositions toujours valables il avait résumé comment se déprendre d’une telle illusion.

    Premièrement, comprendre la portée du principe mental :

    « L’esprit d’innovation est aussi stérile dans l’ordre moral qu’il est fécond dans l’ordre matériel. »

    Et secondement, la maxime morale qui en découle :

    « En science, découvrir des vérités nouvelles ; en morale, pratiquer la vérité connue. »

    — Jusqu’en 1958, l’enseignement de l’Eglise, en y mettant plus ou moins d’énergie selon les circonstances, avait avec l’école contre-révolutionnaire une homogénéité qui se manifestait par un langage voisin, analogue, et le plus souvent commun. Depuis un demi-siècle, peu à peu, on a vu l’Eglise employer un vocabulaire différent et même contraire, et faire plus ou moins siens des termes tels que « droits de l’homme », « libéralisme », « socialisation », « lutte contre toute discrimination », « séparation » de l’Eglise et de l’Etat, du religieux et du politique. C’est un problème. C’est même, à certains égards, une énigme. Mais ce ne saurait être un tabou, nous aurons donc à en parler.

    JEAN MADIRAN

    Article extrait du n° 6759
    du Vendredi 16 janvier 2009





    Citation:
    L‘école contre-révolutionnaire (VI)
    Ce que dit l’exemple de la socialisation




    L’adoption du mot « séparation » pour qualifier désormais ce qui était antérieurement la distinction entre l’Eglise et l’Etat, – « distinction » accompagnée du refus explicite de leur « séparation », – n’est devenue officielle dans l’Eglise que depuis quatre ans.

    Ce spectaculaire demi-tour sémantique n’est pas le seul, il n’est que la plus récente manifestation d’un progressif changement (de vocabulaire) à l‘œuvre depuis quarante-huit ans.

    — Quelques catholiques de ma génération, et déjà de la suivante, ne pourront jamais oublier qu’ils ont vécu l’appel de Pie XII contre la « socialisation ». Ils se rappellent avoir répondu par une entière et enthousiaste adhésion à cet appel impérieux ; et par une filiale, une totale confiance à la promesse que faisait Pie XII :

    « Il faut empêcher la personne et la famille de se laisser entraîner dans l’abîme où tend à les jeter la socialisation de toutes choses, socialisation au terme de laquelle la terrible image du Léviathan deviendrait une horrible réalité. C’est avec la dernière énergie que l’Eglise livrera cette bataille où sont en jeu des valeurs suprêmes : dignité de l’homme et salut éternel des âmes. » (14 septembre 1952)

    Le terme de « socialisation », apparu en français vers 1830, provient du verbe « socialiser », lui-même apparu à la fin du XVIIIe siècle. Il a reçu plusieurs significations voisines, exprimant le développement des relations sociales, l’adhésion au socialisme, l’adoption de la propriété collective, l‘étatisation des moyens de production et des circuits de distribution. Mais il n’y a aucun doute sur le sens dans lequel l’Eglise l’employait. Elle y voyait un acheminement horrible vers le « Léviathan », c’est-à-dire vers un pouvoir absolu confisquant au profit de l’Etat tous les droits et libertés. « C’est avec la dernière énergie que l’Eglise livrera cette bataille. » Elle met en jeu « la dignité de l’homme » et « le salut éternel des âmes ». L‘école contre-révolutionnaire avait reconnu dans ce diagnostic et cette résolution une homogénéité parfaite avec les travaux d’Augustin Cochin sur les trois socialisations dévastatrices : « socialisation de la pensée, socialisation de la personne, socialisation des biens ». Oui, « cette bataille », l’Eglise la livrerait « avec la dernière énergie ». Et puis, plouf ! voici que l’Eglise participe et nous demande de participer à la socialisation !

    — Nous comprenons bien que l’Eglise ne se rallie pas au « Léviathan », et que, dans son langage actuel, elle n’emploie pas le mot socialisation dans le même sens que précédemment. Le changement n’est sans doute que dans le vocabulaire. Mais aucune voix autorisée n’a clairement assumé ce changement ni expliqué les raisons qui le justifient.

    — Il en va de même pour la « séparation » de l’Eglise et de l’Etat. Bien sûr, l’Eglise n’admet pas aujourd’hui ce qu’elle condamnait hier sous ce nom. C’est du moins l’hypothèse la plus bienveillante. Nous souhaitons que ce soit aussi l’hypothèse la plus probable. Mais nous en sommes réduits aux hypothèses, faute d’explication. Les discours et articles faisant l’apologie de la « cohérence » que conserverait néanmoins le langage ecclésiastique s’arrangent pour esquiver la question plutôt que d’en faire un examen précis. L‘école contre-révolutionnaire est apparemment la seule à discerner l’incertitude conceptuelle qui en résulte.

    — Dans L’Homme nouveau d’aujourd’hui 17 janvier paraissent, en un remarquable « dossier » de cinq grandes pages de journal, les résultats d’une enquête de l’abbé Claude Barthe sur l’« opposition romaine au pape Benoît XVI ». « Romaine », c’est-à-dire au sein même du Saint-Siège, jusque parmi les cardinaux de la Curie. Cela n‘étonnera personne que l’enquête mette en cause, entre autres, la théologie progressiste du cardinal Kasper, bien connue pour ce qu’elle est. L’actuel trouble doctrinal dans l’Eglise n’est donc pas seulement sémantique, ni seulement périphérique.

    JEAN MADIRAN

    Article extrait du n° 6760
    du Samedi 17 janvier 2009

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    MessagePosté le: 19/01/2009 17:51:52    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Interressant. Mais n'avons nous qu'une seule réponse à proposer ?
    C' est affaire de positionnement.

    Si j'étais de gauche je considérerais tout les mouvements plus à droite, de droite.
    Je considérerais que le nazisme et le fachisme sont d'extreme droite.
    Hors chacun sais ici, que le fachisme appartient à mussolini et le nazisme à hitler.
    Ces deux courant ne peuvent se séparrer de l'existance de ces personnages.
    Hors, ceux ci sont des révolutionnaires issus des courants socialistes.

    Nos courants politiques diverse ont été influencés par les révolutions et les idéologies du XXéme siecle.
    Je constate pourtant que nous sommes dans un régime globalisé ( post soviétique) au service d'un mondialisme affairiste ( post lébéralisme).

    Si les droites se qualifient de contre-révolutionnaire, elles représentent alors un certain conservatisme.
    Mais la concervation de quel régime ?
    Qui voit aujoud'hui la monarchie se réinstaller en france, avec quelle légitimité ?
    La monarchie ne peut se réinstaller que par la légitimité, puisque c'est la raison de son existance.

    Innevitablement, nous serions des révolutionnaires par rapport au systeme actuel.

    Se dire de droite ou de gauche ?

    Les principaux dogmes qualificatif sont ( selon moi ) :

    A gauche la lutte des classes et l'individu aux services de la communauté.
    A droite, le respect des rangs et la responsabilité de l'individu par rapport à l'autre individu.
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    Roland
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    MessagePosté le: 19/01/2009 19:06:50    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Les dynasties changent et un régime monarchique est toujours possible (voir tous les degrés de possibilités dans les systèmes monarchiques)
    Inversement, le système parlementaire devient une parodie avec un parti politique unique.
    Dans les deux cas, on peut basculer dans l'autocratie et le totalitarisme.

    Peu importe la forme du régime dés lors que de vrais contre-pouvoirs existent pour une représentation des différents corps constituant une unité nationale .
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    MessagePosté le: 19/01/2009 19:14:43    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Et sous l'ancien régime quels étaient les contre-pouvoirs? parce que si je me souvient bien les nobles (qui seraient tous ravis de voir un roi en France pour pouvoir récupérer leurs privilèges) était tout sauf monarchistes, ils conspiraient constamment! Merci la noblesse!
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    MessagePosté le: 19/01/2009 21:35:00    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    A Roland : J'en conclu que je ne connais pas bien le sujet de l'alternative monarchique et cela m'intéresserait que vous nous donniez une issue possible dans ce sens.
    A savoir, quoi attendre de la solution monarchique ? qui serait le future roi et ses pouvoirs .... peut être partagés ?

    Enfin, je suis d'accords avec vous sur le parlementarisme qui dérive inévitablement en dictature ( exemple avec sarko), bien que je ne conçois pas d'autre système que la monarchie parlementaire. Ce systèmes assurerait la pérennité monarchique à la mort du roi. Cela marcha en Espagne avant et après la dictature de Franco. Mais la suite n'est pas un exemple : le centralisme espagnol est la plaie que nous connaissons par le jacobinisme français à partir de louis XIV.

    Ododo, je ne suis pas d'accords, c'est la bourgeoisie française qui renversa le roi de France pour prendre la place aux nobles complètement décalés des réalités de l'époque, peut être même que c'est cette bourgeoisie internationale dont je tairais la religion par respect pour le forum, aidée de quelque loges anglo-saxonne qui attendaient ce jour depuis si longtemps.
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    MessagePosté le: 19/01/2009 23:02:54    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Il y a de multiple forme de contre-pouvoirs et de nouvelles apparaissent chaque jour (je pense à la HALDE par exemple). Ce qui est important, c'est que le contre-pouvoir doit rester un contre-pouvoir et non devenir un pouvoir (cela c'est vu, et l’exemple le plus éloquent reste les soviets russes)

    Restaurer un monarque n'a pas de sens pour la France car la rupture "légitimiste" ou non est trop forte maintenant. Restaurer une monarchie relève d’une problématique différente.

    La monarchie comme régime est au final indépendant du monarque.
    L'histoire le montre bien.
    Je ne vais pas vous donner ici les différents type de monarchie comme vous le souhaiteriez, je pense que Wikipédia fera ça très bien, mais je préfère revenir à ce qui donne une légitimité à un homme pour fonder une dynastie.
    Il s'agit en général d'opportunités qui, en certaines circonstances historiques, politiques, économiques et ou sociologiques, amène des hommes en position de « personne providentielle ». Ces personnes ont le soutien d'une large majorité de la population qui voit en eux leurs "sauveurs".

    Il faut rappeler que c'est en période de troubles que l'on cherche ces personnes providentielles.
    En période de paix et de prospérité, chacun "prospère" et les conflits mineurs se règlent d'eux-mêmes. Que surviennent des difficultés et c'est le repli sur soi des individus et l'apparition des revendications catégorielles.
    En cas de conflit, personne ne cède et les divisions et tensions augmentent.
    Suit alors le stade du pourrissement, le moment où tout le monde est prêt à laisser sa part de "pouvoir" à un individu (et donc régime) qui réglera plus ou moins autoritairement ces tensions.

    Que ce soit le tyran antique d'une cité ou le duce ou führer, le mécanisme est le même à toutes les époques. Bien souvent ces hommes sont arrivés au pouvoir, plébiscités ou démocratiquement élus. Il en fut de même pour Bonaparte.
    Il reste ensuite simplement à tenir sur la longueur et d’avoir une descendance. Pourquoi ne pas avoir confiance dans le fils de celui qui nous a gouverné ? Pourquoi ne pas laisser son fils comme successeur ?
    Entre le César antique et le Kaiser, il n’y a qu’une petite déformation de langage.

    Le hic, c’est que tel fils n’est pas tel père.
    Les différentes révolutions ou changement de dynasties se sont faites parce que les fils n’ont pas été à la hauteur de la situation.

    Toutefois, un homme seul ne peut rien et il ne faudrait pas oublier de voir comment se sont constituées les premières sociétés monarchiques.
    L’histoire de la féodalité (mondiale) qui conduit à la monarchie relève d’un même mécanisme*.
    Ainsi est apparue la tripartition de la société dans le monde entier. La noblesse fondée sur les armes, le clergé fondé sur dieu et les connaissances et le tiers-état fondé sur le travail !

    Tout cela pour rappeler très rapidement et à très gros traits schématiques (que vous voudrez bien me pardonner) que la monarchie est le résultat d’un processus d’évolution sociale ou du pourrissement d’une situation.
    Les exemples sont nombreux puisque presque tous les pays et à toutes les époques ont connu ces alternances de régime.
    À la république romaine succède l’Empire, à la démocratie vérolée succède des régimes totalitaires etc…

    Dans quel cycle nous situons-nous, je vous laisse le deviner !

    Toutefois pour en revenir au sujet de ce fil, si la droite est l’héritière de la contre-révolution, ce n’est pas pour autant qu’elle est forcément monarchiste.
    Le paradoxe étant que la Révolution Française est née justement du refus des réformes et du changement que souhaitait la monarchie, mais que la société entière (les trois ordres) refusait dans leur grande majorité. La Révolution Française est née du conservatisme. (Voir le livre noir de la Révolution)

    La droite est sans aucun doute contre-révolutionnaire, mais elle n’est pas pour autant conservatrice.

    Il en est de même de nos jours, les conservateurs ne sont pas ceux que l’on croit et certainement pas ceux que l’on qualifie de tel, mais bien ceux qui revendiquent chaque jour dans nos rues le maintient de leurs privilèges acquis.


    (*En période trouble d’invasion par exemple, la société s’organise pour survivre.
    Selon les compétences, il y aura ceux qui iront défendre ceux qui cultivent et élèvent tandis qu’une minorité ira invoquer les dieux pour le salut de la société tout entière.
    La situation de trouble perdurant, les générations se suivent et quoi de plus naturel que le fils du cultivateur continue à cultiver tandis que le fils de soldat continue à se battre.
    Mais il arrive progressivement que d’une situation naturelle on passe à une situation de caste et de droit acquis : seul le fils de soldat pourra se battre et le fils de cultivateur pourra cultiver ! C’est par la force des habitudes que s’installent des situations de fait, et d’une situation de faits à une situation de droit
    .)
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    MessagePosté le: 20/01/2009 10:32:14    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Merci Roland d'avoir porté le feu à ma lanterne
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    MessagePosté le: 20/01/2009 10:56:12    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Cher Roland, je ne vous cite pas car vous en avez mis une tartine si j'ose dire , simplement,

    je ne vois pas en quoi un monarque est forcement élu suite à une situation de crise alors qu'une démocratie (au sens grecque)

    serait le mode de gouvernement en periode de paix de prospérité bref pendant un "age d'or" tout bonnement.

    Je sais ce que vous allez me répondre: quelque chose comme "ce n'est pas exactement ce que j'ai écrit", disons que

    j'essai de continuer et de prolonger vos propos, ou de les interpreter (peut être bien mal )

    La monarchie est l'expression de la méritocratie quand elle fonctionne bien, à l'inverse la démocratie, c'est l'égalitarisme à tout

    prix, et encore l'égalité est fictive...Une sainte disait "au Ciel pas d'égalitarisme : il y a 9 choeurs d'anges",

    Et le Roi des Roi, le Christ. Souvenez vous puisque nous entrons dans le domaine du sacré que Clovis à été baptisé

    de manière surnaturelle et avec l'évidente volonté de Dieu de montrer sa prédilection pour lui et pour la France,

    je pense que pour la France il nous faut un roi, mais aussi des sujets qui lui obéissent au lieu de lui mettre des bâtons dans

    les roues!
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    MessagePosté le: 20/01/2009 12:32:56    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Le point de vue d'un athé pro européen que je suis, par rapport à Clovis est le suivant :

    Clovis constatant que seul son pouvoir ne pourrait fédérer les peuples, il décida de porter en parallele de son pouvoir materiel, celui du pouvoir spirituel.
    Le seul moyen de porter cette spiritualité était d'adopter la religion montante du moment au sein des peuples.
    Quite à préter allégeance spirituelle à une puissance politique étrangére. C'est à partir de ce moment que l'on dira de la france qu'elle est la fille de l'église.
    Les autres religions ne sont plus qu'en descente au point de vue spirituel puisqu'abandonnée par le pouvoir politique.
    Les pouvoirs politiques et spirituels peuvent coexister. Mais si l'un s'écroule, l'autre suis. Il n'existe pas dans l'histoire un exemple des pouvoirs spirituels n'étant pas en relation avec le pouvoir politique. Quand l'un monte, innévitablement l'autre suit. Il en est dememe pour la dépression.
    Clovis réussi son coup de continuer à maintenir son pouvoir en profitant de l'essors d'une spiritualité montante.

    Je rejoins tout à fait Roland dans son approche sur l'évolution de la crise, son pourrissement, qui conduit à fédérer les forces.

    Et celui ci ne manquera pas d'ajouter son sentiment sur mon chapitre sur Clovis ... et c'est tant mieu
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    MessagePosté le: 20/01/2009 13:42:36    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Je ne suis pas un bien grand historien, mais pour Clovis c'est l'inverse. Avant qu'il ne se convertisse, les Chrétiens n'existaient presque pas. C'est son baptême qui en a fait aidé le développement du Christianisme et pas l'inverse.
    En se convertissant il prenait le risque de se mettre ses propres soldats à dos.
    Comme cela se voit souvent dans l'histoire du Christianisme, il s'agit d'une conversion qui va à l'encontre de la logique de confort... et où l'on risque même le sacrifice suprême.

    L'expression "renoncer à soi même et prendre sa croix" n'a pas toujours été une simple expression figurée.

    Mais des historiens raconteraient tout ça mieux que moi. Tel que déjà dit : je ne suis pas historien.
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    MessagePosté le: 20/01/2009 14:27:53    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    et Saint Rémi lui dit :adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré.

    ça je m'en souviens
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    MessagePosté le: 21/01/2009 15:20:12    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire Répondre en citant

    Cher Ododo,

    Mon propos était très généraliste et je cherchais à simplement rappeler le mécanisme qui abouti à un système monarchique.
    Si nous devons parler de cas précis, comme la France, je ne tiendrai pas évidement tout à fait les mêmes propos.
    Si je ne voulais pas donner une liste des monarchies, c'est sans doute parce qu'il y a autant de monarchies que de pays où ce système a pu exister et rien que pour la France nous avons eu plusieurs type de monarchies. Entre la monarchie de Philippe Auguste, celle de Louis XIV ou bien celles de Louis Philippe, Charles X, cela ne relève pas des mêmes principes.

    Entre un Roi des Français, un Roi de France et un roi de la France, il y des petites variations grammaticale qui du point de vu régalien sont des gouffres profonds.
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    MessagePosté le: 22/05/2017 23:30:05    Sujet du message: La droite contre-révolutionnaire

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